Peut-on penser la mort ? (5)

Les Nouveaux Chemins de la connaissance
Date de diffusion : 10.06.2011
Invité : Pierre Dulau (professeur de philosophie au Lycée International de Strasbourg)


Ce contenu n'est plus disponible au téléchargement.

 

Réalisation : Mydia Portis-Guérin

Extraits :
– Jacques Brel, « Vieillir »
– Léo Ferré, « Ne chantez pas la mort »
– Charles Trenet, « Mourir au printemps »

Bibliographie conseillée :
– Platon, Phédon, 64 a., trad. Robin, Paris, La Pléiade, 1950, tome 1, p. 774.
– Epicure, « Lettre à Ménécée », in Lettres, maximes, sentences, trad. J. F. Balaudé. Paris, Le Livre de poche, 1994. § 124 et 125, p. 192.
– Saint Augustin, Les Confessions, livre 4, 4, 9, trad. Labriolle, Paris, Les Belles Lettres, 1925, tome 1, p. 72.
– Voltaire, Dictionnaire philosophique, tome 4.
– Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques, « L’Isolement », La Pléiade, 1963, p. 3.
– Heidegger, Etre et Temps, § 48 et § 50 et 51.
– Jankélévitch, La Mort, Paris, Flammarion, 1977, p. 6.
– Jean-Claude Ameisen, sur l’apoptose : La Sculpture du vivant, Paris, Seuil, 1999, p. 40.


Plan détaillé du professeur


I/ LA MORT EST UN QUADRUPLE SCANDALE POUR LA PENSEE : Elle est l’impensable

1. Scandale logique : on n’en fait pas l’expérience : Epicure
2. Scandale moral : la souffrance du deuil est incommunicable : Augustin
3. Scandale épistémologique : « la science n’a rien à nous dire » : Husserl
4. Scandale métaphysique : l’on ne peut rien dire de ce qui n’est pas : Parménide

Transition : Réfutation des quatre premiers arguments. De la pensée scandalisée à la pensée déterminée.


II LA MORT EST DETERMINABLE UNIVERSELLEMENT EN SON CONCEPT : Elle est un objet spéculatif

1. La séparation : physique, morale, psycho-physique, métaphysique
2. La fin : absence et achèvement
3. L’imminence pure : l’horizon qui délimite toute expérience
Synthèse

Transition : La détermination conceptuelle oblige à une méditation. La pensée doit changer de registre pour pouvoir élucider l’énigme. Penser la mort, c’est l’accepter et ne pas s’en excepter.


III/ LA MORT EST L’IMPENSE QU’IL NOUS FAUT SANS CESSE MEDITER C’EST-A-DIRE INTERIORISER : Il faut consentir à la mort pour bien vivre

1. La mort est une énigme : distinction entre « énigme », « question » et « problème »
2. Recueillir et intérioriser l’énigme : l’expérience de la foi et de la prière
3. Contempler et magnifier l’énigme : l’expérience d’art
4. Aimer l’énigme : parvenir à croire en ce que l’on sait : faire sienne sa mort


Conclusion :
l’objectivation et l’universalisation de l’expérience nous conduisent naturellement à une méditation par où la pensée se découvre comme puissance d’accueil et de recueil de l’expérience. La mort est énigme et non pas problème pour la pensée : elle donne infiniment à penser et donc paradoxalement à vivre.


Et aussi : Le Journal des Nouveaux Chemins, qui reçoit Martine de Gaudemar, à propos de La Voix des personnages.

...