L’utopie en philosophie politique, et chez Thomas More (1)

Les Nouveaux Chemins de la connaissance
Date de diffusion : 12.01.2009
Invité : Miguel Abensour (philosophe, spécialiste de philosophie politique)


Les lendemains qui chantent n’ont jamais lieu d’être. De la nostalgie de l’âge d’or à l’impatiente nostalgie d’un avenir introuvable, qu’elle soit l’idéal insulaire d’une cité parfaite, qu’elle annonce la république universelle, l’égalité absolue, la fin des différences ou le dépérissement de l’Etat, l’utopie n’est pas réelle car, en un sens, elle vaut mieux que ça, et pour disparaître, il lui suffit de voir le jour. A la différence du Dieu de Descartes, qu’on ne peut concevoir sans admettre qu’il existe (puisque ne pas exister serait, en quelque manière, le signe d’un défaut), l’utopie est un néant si parfait qu’il a tout à perdre à se réaliser.

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