La semaine du 31 août – 6 septembre 2015

Camus, philosophe pour classes terminales ? Il est vrai que cette pensée-là est inaccessible aux érudits. La simplicité de son style n’est pas à la portée des gens qui savent. Un cœur sans amertume est une énigme pour ceux qui jugent avant de comprendre. Albert Camus, c’est le cauchemar des snobs. Jugez plutôt (1, 2).

Retrouvez également dans le Gai Savoir deux émissions consacrée à Tartuffe de Molière (1,2).

La semaine du 24 au 30 août 2015

Schopenhauer, Nietzsche et La Bruyère, cette semaine, en ligne…

Le premier a dit :  » La vie de chacun de nous, à l’embrasser dans son ensemble d’un coup d’œil, à n’en considérer que les traits marquants, est une véritable tragédie ; mais quand il faut, pas à pas, l’épuiser en détail, elle prend la tournure d’une comédie. » Le second a écrit : « Si toutes les aumônes n’étaient données que par pitié, tous les mendiants seraient déjà morts de faim. » Le troisième affirmait : « Il y a dans quelques hommes une certaine médiocrité d’esprit qui contribue à les rendre sages. » Choisissez !

Ou alors, prenez le temps de réfléchir à son sujet, en compagnie d’Etienne Klein, Elie During ou Pascal Dusapin.

Bonne écoute !

La semaine du 3 au 9 août 2015

Nous vous proposons, cette semaine, de retrouver la première semaine que les NCC ont consacrée à la redoutable question du snobisme. Un cycle d’émissions qui, rétroactivement, résonne comme la préparation (qui s’ignore) à un travail plus approfondi sur cette question difficile. Et de confronter le snobisme, cette modalité majeure du « divertissement », aux Pensées de Pascal qui, quand il parle des jésuites ou des demi-habiles, repeint au vitriol les vrais snobs de son temps.
Rendez-vous, enfin, avec Le Premier Homme d’Albert Camus (1, 2), dont l’unique snobisme est d’être né dans une misère que le soleil a préservée de l’envie…

La semaine du 6-12 juillet 2015

Leibniz aurait pu, sans contradiction, naître à un autre moment, dans une autre chapelle, avec d’autres parents, comme une autre personne… mais l’univers possible où Leibniz n’est pas lui-même eût été moins bon que le nôtre puisque, de fait, ce n’est pas lui que Dieu a choisi de mettre au monde.
La première fois que Hannah Arendt entendit Martin Heidegger, il résonna pour elle comme une voix dans la nuit, une langue paternelle, une parole plus profonde que la tolérance. Il avait 35 ans, il était marié, il avait deux enfants, il s’habillait comme un paysan mais, bizarrement, il était beau.

Leibniz et Arendt (et donc Heidegger) sont au programme de la semaine. Mais aussi Virginia Woolf et Mrs Dalloway (1, 2) dans le Gai Savoir

La semaine du 29 juin-5 juillet 2015

Aristote, le Stagirite, métaphysicien du praticable, précepteur d’Alexandre le Grand et donc artisan contemporain de la métamorphose des cités en royaumes. Aristote… Le meilleur élève de Platon, le plus infidèle aussi… Platon le ciel. Aristote le sol. De son coté, après avoir été dix ans surnuméraire, puis commis, à l’administration des postes, Gaston Bachelard choisit d’être un philosophe-poète, que les rêves ne séduisent pas moins que la raison pure, et pour qui l’erreur n’est pas un néant : « Toute ignorance est un tissu d’erreurs positives, tenaces, solidaires, (…) les ténèbres spirituelles ont une structure ».
Aristote et Bachelard ? L’envers et l’endroit d’une philosophie de la réalité sensible.
Pourquoi ne pas se suicider quand on découvre que la vie n’a aucun sens ? Où trouver dans le non-sens l’énergie de continuer ou de se battre ? A tous ceux que l’espoir ne soutient pas, et qui se réfugient dans l’énergie, il faut recommander la lecture du Mythe de Sisyphe. C’est ce que vous propose le Gai Savoir (1, 2).

La semaine du 22-28 juin 2015

Contrairement à la lâcheté qui se donne toujours d’excellentes raisons, le courage est un éclair, une sagesse irréfléchie : rien n’explique ni ne permet de prévoir le geste surnaturel de surmonter soudain sa frayeur, de sauter en parachute, de frapper Goliath, de manger des betteraves, de cacher des juifs, de donner son premier baiser, de faire face, en un mot, quand tout porte à baisser les yeux… C’est de cette sublime énigme que nous allons vous parler toute la semaine. Et, comme le courage n’est pas toujours irréfléchi, de celui qui eut, en son temps, le courage contradictoire de prendre le contre-pied des lieux communs tout en construisant un projet politique : Montesquieu.
Il fallait un contrepoids à ce noble thème et à ce penseur irréprochable. Nous l’avons trouvé en la personne de Cioran (1, 2) selon qui « on se suicide toujours trop tard » et qui regrettait, à la fin de sa vie, d’avoir vainement célébré « les vertus de la démission »… Si vous prêtez l’oreille, vous trouverez peut-être cela revigorant…