Promenade dans l’oeuvre romanesque de Camus (2)

Les Nouveaux Chemins de la connaissance
Date de diffusion : 20.07.2010
Invitée : Agnès Spiquel-Courdille, (présidente de la Société des études camusiennes)


Lire Camus, réfléchir avec lui, c’est délicatement déplier, comme les ailes encore écailleuses d’un papillon naissant, l’écheveau compact, évasif et dense, d’intuitions géniales et d’intentions honorables. « À portée de ma main, au jardin Boboli, pendaient d’énormes kakis dorés dont la chair éclatée laissait passer un sirop épais. De cette colline légère à ces fruits juteux, de la fraternité secrète qui m’accordait au monde à la faim qui me poussait vers la chair orangée au-dessus de ma main, je saisissais le balancement qui mène certains hommes de l’ascèse à la jouissance et du dépouillement à la profusion dans la volupté. » Qui dit mieux ?

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Et aussi : Le Journal des Nouveaux chemins, qui reçoit cette semaine le romancier David Camus, petit-fils d’Albert Camus qu’il n’a jamais connu, sur le thème Présence d’un mort. Aujourd’hui, ils parlent de la mort.