L’ « Ethique » : Les Passions (3)

Les Nouveaux Chemins de la connaissance
Date de diffusion : 25.02.2009
Invité : Philippe Danino (enseignant en philosophie)


Quand on lit la plupart des philosophes qui ont traité des passions et de la conduite des hommes, on dirait qu’il n’a pas été question pour eux de choses naturelles, réglées par les lois générales de l’univers, mais de choses placées hors du domaine de la nature. Ils ont l’air de considérer l’homme dans la nature comme un empire dans un autre empire. A les en croire, l’homme trouble l’ordre de l’univers bien plus qu’il n’en fait partie ; il a sur ses actions un pouvoir absolu et ses déterminations ne relèvent que de lui-même. S’il s’agit d’expliquer l’impuissance et l’inconstance de l’homme, ils n’en trouvent point la cause dans la puissance de la nature universelle, mais dans je ne sais quel vice de la nature humaine ; de là ces plaintes sur notre condition, ces moqueries, ces mépris, et plus souvent encore cette haine contre les hommes ; de là vient aussi que le plus habile ou le plus éloquent à confondre l’impuissance de l’âme humaine passe pour un homme divin.

 

Spinoza, Ethique (préface à la 3ème partie).

Les-passions
  • 1. La guerre intestine en l'Homme entre la raison et les passions.
  • 2. Traiter des passions comme s'il était question de lignes, de plans ou de corps.
  • 3. Relation éthique-politique.
  • 4. Le bien et le mal... le bon et le mauvais.
  • 5. "Ce n'est pas parce qu'une chose est bonne que je la désire, c'est parce que je la désire qu'elle est bonne".
  • 6. Le désir, comme la joie et la tristesse, est un affect primaire.
  • 7. "Nul ne sait ce que peut le corps".
  • 8. Le conatus : effort de l'homme pour persévérer dans l'être ou dans l'existence.
Ce contenu n'est plus disponible au téléchargement.