L’impuissance de la volonté

L’impuissance de la volonté

Comment avoir la maîtrise de ses affects ? En leur faisant la guerre, ou en faisant la paix avec la partie de soi-même qu’on voudrait réduire au silence ? En leur imposant le joug de la volonté, ou en se souvenant que la volonté elle-même n’est séparable ni du corps, ni des passions ? Via Descartes, ou via Spinoza ?

Quel est l’objet de l’art ? (« Le Rire » – Bergson)

Quel est l’objet de l’art ? (« Le Rire » – Bergson)

Dans le livre du Rire, à l’intérieur de l’examen sociologique des conditions du rire, Bergson insère mystérieusement quelques pages sur « l’objet de l’art », où il résume mieux que partout ailleurs la quasi-totalité de son œuvre passée et à venir. « Nous ne voyons pas les choses mêmes ; nous nous bornons, le plus souvent, dit-il, à lire des étiquettes collées sur elles. » (Le Rire)

« L’Homme qui rit » – Victor Hugo

« L’Homme qui rit » – Victor Hugo

Tout le monde connaît Quasimodo, et, avec lui comme avec Socrate, la bonté d’un coeur qu’avère en la recouvrant la hideur d’un visage. Mais on connaît moins Gwynplaine, l’homme qui rit de Victor Hugo, dont le facies hilare défigure la mélancolie. Pourtant la grimace est aussi son visage. Et c’est de lui que nous allons vous parler maintenant.

L’amour dure trois ans

L’amour dure trois ans

Qu’est-ce qu’un Gai savoir ? Un savoir qui doute et rit de lui-même, sous peine de n’être pas sérieux, une candeur retrouvée qui interprète le monde au lieu de le transformer, un jeu d’enfant qui embellit l’existence en choisissant de la comprendre avant de la juger ; l’art, en un mot, d’être inaccessible aux érudits tout en refusant de céder sur le fond.

Alexis de Tocqueville : un notre monde est-il possible ?

Alexis de Tocqueville : un notre monde est-il possible ?

Contrairement à une idée reçue tenace, le plus éloquent des démocrates n’est pas Jean-Jacques Rousseau, d’origine modeste et de tempérament égalitaire, pour qui en définitive « seul un peuple de dieux se gouvernerait démocratiquement », mais peut-être Alexis de Tocqueville, aristocrate de grande lignée, et dont la famille eut à payer un lourd tribut à la terreur révolutionnaire.

Tartuffe – Molière (1ère partie)

Tartuffe – Molière (1ère partie)

Le besoin d’une foi puissante n’est pas la preuve d’une foi puissante. C’est plutôt le contraire. Quand on croit en Dieu, on peut se payer le luxe d’en douter, d’en débattre, et il n’est pas nécessaire de l’imposer aux autres. Les Tartuffes, ce sont les fanatiques, qui compensent leur incrédulité par un surcroît de vertu, c’est-à-dire un surcroît de violence…

Tartuffe – Molière (2ème partie)

Tartuffe – Molière (2ème partie)

Le besoin d’une foi puissante n’est pas la preuve d’une foi puissante. C’est plutôt le contraire. Quand on croit en Dieu, on peut se payer le luxe d’en douter, d’en débattre, et il n’est pas nécessaire de l’imposer aux autres. Les Tartuffes, ce sont les fanatiques, qui compensent leur incrédulité par un surcroît de vertu, c’est-à-dire un surcroît de violence…

Les Caractères – La Bruyère

Les Caractères – La Bruyère

Qu’est-ce qu’un caractère ? Un personnage, bien sûr. Un masque. Mais aussi, et d’abord, le fils d’une circonstance et d’un tempérament, un mélange sans retour de l’existence et de l’essence. L’improbable chimie d’une identité dont les cellules se renouvellent, dont les passions et les contours sont malléables mais qui, pourtant, reste la même. Les caractères, c’est l’éducation mentale.