Descartes : Dieu et Moi

Descartes : Dieu et Moi

Sans Dieu, l’amour s’estompe, la perfection n’est pas de ce monde et le ciel est toujours différent : chaque moment porte en lui-même le soupçon de n’être pas vraiment la suite du précédent. Quand Dieu est mort, l’homme ne vit qu’une fois, mais c’est la vie toujours recommencée, l’incertitude comme discipline et le doute comme certitude. Sans Dieu, tout est neuf tout le temps, toute sagesse est contenue dans l’art de vivre chaque instant comme s’il était le premier. Sans Dieu, rien ne demeure mais peut-on s’en tenir là ?

« La Lettre à Ménécée », Epicure

« La Lettre à Ménécée », Epicure

Il est de ces temps, dit Jean Salem, où la liberté a déserté jusqu’aux rêves des hommes, où seul un luxe dispendieux distrait les riches de leur ennui et dissimule le dénuement du plus grand nombre, où l’artiste complique et surcharge son oeuvre, travaillant à sa grâce plus qu’à sa beauté. Le temps auquel vécut Epicure est précisément de ceux-là.

« Le Gai Savoir », Nietzsche

« Le Gai Savoir », Nietzsche

La philosophie n’est pas une mode. La philosophie est une nécessité. Les problèmes qu’elle se pose ne sont pas les problèmes d’aujourd’hui, mais les problèmes de toujours. L’émission se focalise, cette semaine, par le livre qui lui donne son titre autant que sa raison d’être : Le Gai Savoir de Nietzsche, un ouvrage merveilleux qui réussit le tour de force insensé de rendre son lecteur heureux, sans jamais rien lui cacher d’un monde qui n’est pas là pour lui faire plaisir.