Première blessure

Première blessure

Le 7 septembre 1914, François Carré de Malberg est blessé, peu gravement, au début de la bataille de la Marne. Le sentiment de soulagement domine et sa famille va peut-être le revoir,  pour la première fois depuis son départ au front! Effectivement, François convalescent circule: il va tout d’abord  voir Elisabeth, infirmière à Caen, puis  il se rend à Flers où sa mère et sa soeur Odile sont réfugiées  et enfin regagne  Belfort où réside toujours son père Félix.

Et pendant ce temps au Canal…

Et pendant ce temps au Canal…

Le Canal ? C’est une des préoccupations d’Elisabeth Carré de Malberg et de ses cousins Odile et François. Ce petit hameau, dépendant de la commune de Wolxheim, se trouve, à une vingtaine de kilomètres de Strasbourg. Proche des Vosges, il est placé, à la limite de la plaine d’Alsace et du vignoble, au confluent de la Bruche et de la Mossig,  à l’origine du canal creusé par Vauban pour transporter les pierres des fortifications de Strasbourg. Malgré l’annexion par l’Allemagne de l’Alsace-Moselle en 1870 des familles françaises bourgeoises ont, dans ce lieu agréable,  conservé, acheté ou construit des propriétés de famille. Ce sera le cas des familles Grass, Wenger, Faës… et de la famille Carré de Malberg.  Tous s’y retrouvent l’été. L’année 1914 n’a pas échappé à la règle…

La guerre !

La guerre !

La guerre ! Les civils fuient l’Alsace en catastrophe dès la fin de juillet.  Entre incrédulité et inquiétude, inconscience et fanfaronnades patriotiques, le premier mois de guerre passe à chercher à se retrouver, à attendre d’hypothétiques réponses à des lettres envoyées en hâte et presque au hasard, à essayer d’avoir des nouvelles du front, à tenter de se rassurer…

Premières séparations

Premières séparations

Pour faire connaissance : une tentative de journal intime, des lettres d’Elisabeth Carré de Malberg à son cousin François. Le vague à l’âme et la mélancolie… Les amours et les secrets…
Le service militaire de François Carré de Malberg en 1913 est une de leurs premières grandes séparations, le début de cette Conversation des absents.