Maurice Jacques alias Chatton…

Maurice Jacques alias Chatton…

Maurice Jacques, militaire de carrière, est le mari de Gabrielle Carré de Malberg la tante d’Elisabeth. Ils habitent Vesoul avec leurs trois filles (Geneviève (dite Vevette), Raymonde (dite Monda) et Jacqueline (dite Linette). Au début de la guerre, il a 53 ans  il occupe une fonction peu prestigieuse, il est colonel des services spéciaux de la 7ème région, ce qui lui vaut une certaine condescendance de la part de la famille Carré de Malberg. Depuis le courrier du 25 mars 1916, ses lettres se sont semble-t-il perdues. La mort de Monsieur Valentin lui donne l’occasion d’adresser ses condoléances à Raymond et à Marguerite; il raconte dans cette longue missive du 12 décembre 1917,  son expérience de la guerre tout en montrant l’importance de sa mission et son utilité sur le front. Il signe mystérieusement ses lettres « Chatton ». (Publié le 6 octobre 2018)

La mort du grand-père Valentin.

La mort du grand-père Valentin.

André est au calme bien que « remonté sur secteur ». Il a fait installé des agrès pour « entretenir son système musculaire » et se consacre à ses études.
La santé de Louis Valentin, le grand-père d’Elisabeth, le père de Marguerite Carré de Malberg donne des inquiétudes. Il meurt chez lui paisiblement le 22 novembre 1917 à l’âge de 80 ans. (Publié le 5 octobre 2018)

Novembre 1917: Un Junkers est abattu au dessus de Bétheny

Novembre 1917: Un Junkers est abattu au dessus de Bétheny

Conservées dans les papiers d’André Jacquelin, une photo macabre et une épaulette roussie par le feu. Après une brève enquête largement facilitée par internet, on apprend qu’il y a de fortes chances que ces aviateurs aient été abattus le 21 novembre 1917 par des mitrailleurs du régiment d’André. Ce qui est cohérent avec la légende au dos de la photographie : « Deux aviateurs allemands carbonisés. Avion abattu à coup de fusil devant Bétheny. Hiver 17-18 ». Ces documents confrontés à la carte postale  qu’il conservait aussi  montrant les combats autour de l’épave de l’avion du médecin et sénateur Reymond montrent bien l’écart entre la réalité de la guerre et la propagande de l’époque. (Publié le 4 octobre 2018)

Les Cavaliers de Courcy

Les Cavaliers de Courcy

Le régiment d’André est aux « Cavaliers de Courcy » dans le secteur de Reims et du Chemin des Dames à partir du 17 octobre 1917. Il a conservé de ce moment de nombreuses photographies tirées par contact (clichés d’environs 4/6cm). Agrandies pour la première fois, ces images effrayantes montrent dans ce paysage de désolation, les marques des combats qui se sont déroulés dans ce secteur depuis 3 ans. Dans ces lettres à sa mère, André ne laisse rien paraître de cette horreur. (Publié le 1er Octobre 2018)

Visites et Zeppelins

Visites et Zeppelins

Ils se voient enfin: Elisabeth et André se rencontrent  le 10 octobre; et le 24 octobre Elisabeth et Raymond rendent visite à Caroline à Saint Germain, les choses semblent avancer un peu. André reçoit les échos de cette rencontre par sa mère, d’abord, puis par Elisabeth.

D’autres échos arrivent: ceux des réfugiés qui arrivent à Evian, mais aussi ceux de la  Révolution d’Octobre. On ne comprend pas encore vraiment la portée de cette évènement mais on s’inquiète, si les Russes « ne marchent plus », de l’affaiblissement stratégique des alliés. (Publié le 30 septembre 2018)

Bernard à l’épreuve des Roches

Bernard à l’épreuve des Roches

Contrairement à ce qui était prévu Bernard ne rentre pas au collège Stanislas mais part comme pensionnaire aux Roches en Normandie, une école pour les enfants de la bonne société, aux méthodes pédagogiques d’avant garde pour l’époque (on se souvient que Georges Chenest y a fait ses études). Marguerite a organisé l’admission de Bernard. Raymond est sceptique,  Elisabeth tente de le convaincre de ce choix.

Le principal intéressé, lui, a du mal à s’acclimater à la vie de groupe, à supporter l’humidité normande et doit apprendre à gérer les questions matérielles. Il multiplie les demandes à sa famille. Mais cela ne l’empêche pas de disserter, avec un bel aplomb pour un jeune homme de 15 ans, sur la situation géopolitique du moment. (Publié le 26 septembre 2018)

Faut-il vraiment croire que vous ne pourrez pas venir à St Gervais?

Faut-il vraiment croire que vous ne pourrez pas venir à St Gervais?

Depuis qu’Elisabeth sait qu’André ne viendra pas à Saint Gervais, ses vacances n’ont plus le même attrait. Elisabeth rentre à Paris fin septembre, assez découragée. Il lui semble que son père n’est pas pressé de la voir se marier avec André… Raymond devant sa tristesse s’en défend. (Publié le 25 septembre 2018)

« Le Feu » embrase Madeleine Chenest

« Le Feu » embrase Madeleine Chenest

On se souvient de Pierre et Jean  Chenest tous les deux morts au front dans les premières années de la guerre. Ils étaient très proches d’Elisabeth Carré de Malberg  et de sa famille. Madeleine Chenest, leur soeur, au caractère semble-t-il bien trempé, laisse dans cette lettre  (écrite entre le 2 et le 15 septembre) éclater sa passion pour un livre: « Le feu » (journal d’une escouade) d’Henri Barbusse. « Ce terrible « Feu » objet d’anathèmes des gens dit bien -pensants !… N’est-ce pas la marque des grandes choses : œuvres et gens … que d’avoir ses détracteurs haineux et ses partisans passionnés ! Je suis de ceux-là !  » écrit-elle avec une  rage, visible dans son écriture même. (Mis en ligne 22 septembre 2018)

Projets de vacances à Saint Gervais

Projets de vacances à Saint Gervais

André veut encore croire  qu’il va parvenir à aller avec sa mère Caroline et son demi-frère Henri à Saint Gervais retrouver Elisabeth.  Le passage de Félix et d’Hélène Carré de Malberg au Rozay complique les choses, sa permission recule au fur et à mesure que le temps passe… Le front est toujours calme et l’été pourri. (Publié le 18 septembre 2018)