Mentir à sa mère

Mentir à sa mère

André Jacquelin tente de cacher à sa mère les horreurs de la guerre. Dans ses lettres écrites depuis Verdun, il évite soigneusement de lui parler des épreuves qu’il traverse. Le contraste est saisissant entre ses réflexions sur le romantisme (par exemple)  et la citation à l’ordre de l’armée qui signale son courage de jeune interne. Il met en pratique ce qu’il croit être son devoir: Dans la bataille, la seule place possible et utile  pour un médecin c’est d’être en première ligne. (Mise en ligne le 26 décembre 2015)

Verdun: ce sont des exilés les soldats de l’avant

Verdun: ce sont des exilés les soldats de l’avant

Au front comme à l’arrière le même sentiment d’anxiété domine. On se compte, on compte les morts, les proches disparus ou blessés… La bataille de Verdun, par l’isolement qu’elle impose pendant de longues semaines aux troupes engagées, par la violence des bombardements, accentue  le sentiment de solitude et la détresse  des uns et des autres. Elisabeth, Odile, André, François partagent la même angoisse;  dans quel état physique et mental survivront-ils à la guerre? s’ils survivent… (Mise en ligne le 17 octobre 2015)

Verdun ou l’épouvante

Verdun ou l’épouvante

Verdun ou l’épouvante. L’épouvante pour André, médecin confronté aux souffrances provoquées par les  éléments destructeurs qui font rage.  L’épouvante pour Elisabeth qui le sait au coeur de la monstrueuse canonnade. Face à cela comment penser survivre? Comment  imaginer encore conserver de l’espoir? (Mise en ligne le 14 septembre 2015)

Verdun…

Verdun…

Le train a conduit André de la Somme en Lorraine. C’est la veillée d’arme avant de monter en première ligne à Verdun. Les lettres sont de plus en plus courtes, l’écriture d’André est plus désordonnée et la tension devient palpable. Même s’il voudrait envoyer des messages d’espoir à Elisabeth, il ne peut s’empêcher de penser à sa possible disparition, à l’impossibilité de tenir face « aux plus formidables agents de destruction que l’homme ait jamais imaginés ». (Mise en ligne 6 septembre 2015)

En route vers l’est

En route vers l’est

Une page se tourne. André quitte le Nord, l’Artois et la Somme…  Elisabeth se morfond à Vesoul auprès de sa mère: elle a fui Nancy et les bombardements. André est heureux de rouler vers l’Est, de se rapprocher d’elle: « des horizons nouveaux défilent devant moi, que mes yeux voient pour la première fois et que vous avez regardés souvent ». Mais Elisabeth s’inquiète de la grande offensive allemande qui se prépare dans le secteur de Verdun. (Mise en ligne 6 juillet 2015)

Joyeux anniversaire François!

Joyeux anniversaire François!

 Elisabeth Carré de Malberg s’est abritée avec sa mère  à Vesoul (Nancy est régulièrement bombardé). Elle n’oublie pas son cher cousin François, même si celui-ci, depuis 6 mois, ne lui a pas écrit de lettre digne de ce nom. Que peut-on encore dire de la guerre au jour le jour? Le 5 Mars, François Carré de Malberg sort de son silence, et s’explique. (Mise en ligne 14 juin 2015)

Bonne année 1916…

Bonne année 1916…

Que peut-on se souhaiter après plus d’un an de guerre? « Que peut-on espérer de l’année qui va commencer, alors que celle qui s’achève a été si mauvaise ? »  Pas grand chose d’autre si ce n’est de survivre. A mots couverts (on ne sait jamais ce que pense les autres) on ose évoquer son dégoût  pour « le militarisme ». (Mise en ligne 4 juin 2015)

C’est une atroce nouvelle que j’ai à t’annoncer…

C’est une atroce nouvelle que j’ai à t’annoncer…

Pierre Chenest est mort le 26 octobre 1915 à Tatarli en Serbie. Il aura fallu deux mois pour qu’Elisabeth apprenne la disparition de celui qui était, au début de la guerre, le sujet de tous ses échanges avec  sa cousine Odile. Le frère ainé de Pierre, Jean, est mort lui le 7 juillet 1915 à Souchez.  Des trois frères de Madeleine, seul, Geo (Georges) est encore vivant en cette fin d’année 1915.

J’ai appris par Gigault que vous aviez fait venir votre boîte.

J’ai appris par Gigault que vous aviez fait venir votre boîte.

Les communications s’établissent peu à peu entre André, sur le front d’Artois (secteur 90) et ses amis de l’ambulance du lycée Malherbe de Caen: Pelpel, Gigault, Morel, Sanson, Manchon. Ensemble, ils pratiquaient la peinture et c’est ce sujet qui revient dans l’ensemble des courriers réunis ici.  Ces courtes lettres sont aussi l’occasion de donner des nouvelles des uns et des autres. Mais la guerre n’est jamais loin « même sous le beau ciel de Grèce ».

C’est ici l’extrémité de la France

C’est ici l’extrémité de la France

Dans les mornes plaines du nord, André patauge dans la boue. Philippe Dorvain est en Champagne. Ils commencent à ressentir la guerre au delà de ses horreurs aussi comme  une entrave injuste à leur vie, à leur carrière.  Mais une autre épreuve attend André: une nouvelle visite auprès de Marguerite et Raymond les parents d’Elisabeth …