La Somme: Juillet-Août 1916. François dans la bataille.

La Somme: Juillet-Août 1916. François dans la bataille.

Si André profite d’un repos bien mérité après Verdun, le bataillon de François est engagé sur un autre terrain tout aussi terrible: la Somme. Cette bataille  fut l’une des  plus meurtrières de l’histoire, avec parmi les belligérants 1 060 000 victimes, dont environ 442 000 morts ou disparus en quatre mois et demi (entre le 1er juillet et le 18 novembre 1916…). Comme l’écrivait François, c’était tout simplement infernal et, en première ligne, sans grand espoir d’y survivre. (Mise en ligne le 2 Janvier 2016)

Un répit, Juillet 16

Un répit, Juillet 16

Elisabeth carré de Malberg est en vacances comme tous les ans dans les Alpes à Saint Gervais. Cela fait 15 mois qu’ elle est séparée d’André Jacquelin. Ils jouent de malchance, et ne peuvent arriver à se voir pendant ses trop rares permissions  (une tous les six mois…). Mais elle est soulagée, il a quitté Verdun, il est  au repos, dans les environs de Reims.
Comme au plus fort de la bataille, le ton des lettres d’André reste très différent
selon qu’il s’adresse à  Caroline Jacquelin ou à  Elisabeth Carré de Malberg. Si une atmosphère de conte berce le récit qu’il fait à sa mère de sa visite à l’Abbaye d’Igny,  le printemps et les coquelicots ne peuvent lui faire oublier, dans sa lettre de fin juillet à sa fiancée, les dizaines de milliers de morts qui l’entourent. (Mise en ligne le 1er Janvier 2016)

Mentir à sa mère

Mentir à sa mère

André Jacquelin tente de cacher à sa mère les horreurs de la guerre. Dans ses lettres écrites depuis Verdun, il évite soigneusement de lui parler des épreuves qu’il traverse. Le contraste est saisissant entre ses réflexions sur le romantisme (par exemple)  et la citation à l’ordre de l’armée qui signale son courage de jeune interne. Il met en pratique ce qu’il croit être son devoir: Dans la bataille, la seule place possible et utile  pour un médecin c’est d’être en première ligne. (Mise en ligne le 26 décembre 2015)

Verdun: ce sont des exilés les soldats de l’avant

Verdun: ce sont des exilés les soldats de l’avant

Au front comme à l’arrière le même sentiment d’anxiété domine. On se compte, on compte les morts, les proches disparus ou blessés… La bataille de Verdun, par l’isolement qu’elle impose pendant de longues semaines aux troupes engagées, par la violence des bombardements, accentue  le sentiment de solitude et la détresse  des uns et des autres. Elisabeth, Odile, André, François partagent la même angoisse;  dans quel état physique et mental survivront-ils à la guerre? s’ils survivent… (Mise en ligne le 17 octobre 2015)

Verdun ou l’épouvante

Verdun ou l’épouvante

Verdun ou l’épouvante. L’épouvante pour André, médecin confronté aux souffrances provoquées par les  éléments destructeurs qui font rage.  L’épouvante pour Elisabeth qui le sait au coeur de la monstrueuse canonnade. Face à cela comment penser survivre? Comment  imaginer encore conserver de l’espoir? (Mise en ligne le 14 septembre 2015)

Verdun…

Verdun…

Le train a conduit André de la Somme en Lorraine. C’est la veillée d’arme avant de monter en première ligne à Verdun. Les lettres sont de plus en plus courtes, l’écriture d’André est plus désordonnée et la tension devient palpable. Même s’il voudrait envoyer des messages d’espoir à Elisabeth, il ne peut s’empêcher de penser à sa possible disparition, à l’impossibilité de tenir face « aux plus formidables agents de destruction que l’homme ait jamais imaginés ». (Mise en ligne 6 septembre 2015)

En route vers l’est

En route vers l’est

Une page se tourne. André quitte le Nord, l’Artois et la Somme…  Elisabeth se morfond à Vesoul auprès de sa mère: elle a fui Nancy et les bombardements. André est heureux de rouler vers l’Est, de se rapprocher d’elle: « des horizons nouveaux défilent devant moi, que mes yeux voient pour la première fois et que vous avez regardés souvent ». Mais Elisabeth s’inquiète de la grande offensive allemande qui se prépare dans le secteur de Verdun. (Mise en ligne 6 juillet 2015)

Joyeux anniversaire François!

Joyeux anniversaire François!

 Elisabeth Carré de Malberg s’est abritée avec sa mère  à Vesoul (Nancy est régulièrement bombardé). Elle n’oublie pas son cher cousin François, même si celui-ci, depuis 6 mois, ne lui a pas écrit de lettre digne de ce nom. Que peut-on encore dire de la guerre au jour le jour? Le 5 Mars, François Carré de Malberg sort de son silence, et s’explique. (Mise en ligne 14 juin 2015)