François Carré de Malberg, la lettre retrouvée.

En Décembre 1916, sans doute en rangeant  les affaires de leur fils, Hélène et Félix Carré de Malberg trouvent une lettre cachée dans le sous-main du bureau de François. On peut aisément imaginer leur émotion à la lecture de ce courrier, près de cinq mois après la mort de leur fils.

Pour nous, le contraste entre ce texte et l’image que ses parents ont  voulu donner de lui dans son « Memento » est d’autant plus violent.

Odile et Fançois Carré de Malberg à Nancy en 1905. Odile et Fançois Carré de Malberg à Nancy en 1905.

Lettre de François Carré de Malberg à ses parents, écrite à une date inconnue  et retrouvée dans son buvard en décembre 1916.

Très doucement et très tendrement je veux cependant vous dire les choses suprêmes.

A mes chers Parents

Il y aura beaucoup de larmes dans vos yeux et votre peine sera grande quand ceci viendra dans vos mains. Je ne sais même pas si cela vous parviendra jamais !

Très doucement et très tendrement je veux cependant vous dire les choses suprêmes. Si j’avais eu la force de caractère suffisante je vous les aurais dîtes de vive-voix dans le courant de cette guerre mais cela m’aurait causé autant de mal qu’à vous. Combien de fois les soirs de permission, quand vous veniez m’embrasser dans mon lit n’ai-je pas eu la tentation de me laisser aller à mêler mes larmes aux vôtres et à vous serrer sur mon cœur de toute la force de mes bras ?

Au contraire j’affectai presque le calme et l’indifférence et ensuite je m’en voulais car vous pouviez vous dire en vous-mêmes « Il ne nous aime plus comme quand il était petit…… »

Lettre de François carré de Malberg à ses parents et retrouvée, après sa mort, en décembre 1916. Lettre de François carré de Malberg à ses parents et retrouvée, après sa mort, en décembre 1916.

Memento de François Carré de Malberg

Memento de François Carré de Malberg Memento de François Carré de Malberg

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *