Heimweh

Noël est passé, Pâques qui approche  marquera-t-il la fin des séparations? Avec l’attente du printemps, l’Heimweh, le mal du pays, frappe les uns et les autres.

Sacoche d'infirmière d'Elisabeth Carré de Malberg contenant des bandages utilisés pour son service. Sacoche d’infirmière d’Elisabeth Carré de Malberg contenant des bandes utilisées pour son service.

Lettre d’Elisabeth Carré de Malberg à son père Raymond Carré de Malberg, 26 février 1915

Pour profiter de ce beau temps et de notre après-midi de jeudi, hier, nous avons été faire une jolie promenade. Nous sommes allés par la grand’route et revenus le long de l’Orne ; c’était gentil et tout à coup Bubi dit : je ne sais pas pourquoi je pense à Wangenbourg ! Moi aussi j’y pensais mais je sais bien pourquoi ; c’est tout ce printemps qui réveille les vieux et délicieux souvenirs des printemps de jadis (…) Ah ! Quelle nostalgie on a de tout cela ! Si on pouvait seulement « y » aller, ne fut-ce que quelques minutes…

Mon bien cher Papa,

C’est déjà ce soir que nous avons la joie de recevoir ta bonne lettre de lundi et je viens tout de suite t’en remercier. Oui, nous voilà encore une fois séparés et éloignés de toi, c’est une chose à laquelle on ne s’habitue pas et, après chaque revoir, cela semble plus étrange de reprendre ainsi chacun de son côté sa vie et ses occupations. Puissent Pâques être le terme de cette existence anormale.

Si nous n’étions des gens sérieux et de bon sens, nous serions très émus des nouvelles qui circulaient aujourd’hui à Caen et que chacun donne comme absolument sures… Ces nouvelles, tu ne seras pas fâché de les connaître : il s’agit d’une grande offensive française en avant de Nancy… où, dit-on encore sont massées les armées de Castelnau et de Dubail et 100 000 Anglais… Je pense que tu vas avoir des choses intéressantes à nous raconter dans tes prochaines lettres… En attendant je reste tout à fait incrédule et Maman heureusement aussi ; pourtant elle a eu un petit soubresaut ce matin en entendant, pour la 1ère fois débiter ces balivernes et s’est écriée « mais alors nous n’allons de nouveau pas pouvoir rentrer à Nancy ! » Hélas que l’avenir reste incertain ; heureusement, les communiqués sont bons ces jours-ci et cela soutient un peu.

Il fait un temps ravissant ; soleil, ciel bleu, air léger et l’on sent que la nature est prête à revivre. Mais ce printemps qui se lève sur tant de ruines et de deuils est d’une ironie amère et, l’on pense par moment que Dieu, comme la nature, est peut-être aussi impassible devant nos souffrances…

Pour profiter de ce beau temps et de notre après-midi de jeudi, hier, nous avons été faire une jolie promenade. Nous sommes allés par la grand’route et revenus le long de l’Orne ; c’était gentil et tout à coup Bubi dit : je ne sais pas pourquoi je pense à Wangenbourg ! Moi aussi j’y pensais mais je sais bien pourquoi ; c’est tout ce printemps qui réveille les vieux et délicieux souvenirs des printemps de jadis, de ceux que nous avons vu naître dans les forêts de Dabo et dans les prairies du Schneetel. Ah ! Quelle nostalgie on a de tout cela ! Si on pouvait seulement « y » aller, ne fut-ce que quelques minutes…

Dès lundi matin j’ai retrouvé mon ambulance, un peu bouleversée par le départ du capitaine gestionnaire qui est remplacé par un officier à 2 galons et par le départ d’un des infirmiers de ma salle de pansements : Dorvain[1] (le barbier pour Tatane) qui est envoyé sur le front, et je regrette de perdre ce collaborateur très capable en sa qualité d’étudiant en médecine et, qui était de plus, très gentil et très sérieux. J’ai de nouveau beaucoup à faire, matin et après-midi ; je ne fais plus de massages, mais le major m’a confié tous les pansements qui sont encore à faire, et les traitements d’yeux et d’oreilles ; c’est très minutieux et j’aime bien cela, je suis contente surtout d’être bien occupée.

Je vais te dire bonsoir mon cher Papa, car il est déjà bien tard ; Maman est à la gare où elle fait sa garde de nuit, Bubi est couché depuis longtemps et je ne serai pas fâchée d’en faire autant.

Je te quitte mon cher Papa en t’embrassant très, très tendrement et je souhaite que le temps ne te paraisse pas par trop long jusqu’à notre réunion de Pâques. Dis à Tatane nos meilleures affections, que nous la remercions encore d’être venue à Caen et que nous voudrions bien qu’elle y soit encore… Dis lui aussi que M. Laborie est revenu nous faire une visite qu’il l’a réclamée et que chose inouïe il a conquis les bonnes grâces de Maman ! Je t’embrasse encore.

Lily

[1] Cela va être le début d’une correspondance régulière surtout entre Philippe Dorvain et André Jacquelin, Dorvain qui fait le premier l’expérience du front.

 Lettre de Raymond Carré de Malberg à sa fille Elisabeth Carré de Malberg le 4 Mars 1915

Ceci prouve combien les gens sont toujours hantés de l’idée que quelque projectile va leur tomber sur la tête.

Nancy 4 mars 1915

Ma bien chère fille,

Je venais au retour de la faculté de m’asseoir tout à l’heure pour commencer cette lettre, lorsque j’ai été appelé à la fenêtre par la canonnade abondante poursuivant un Taube. C’est toujours un spectacle captivant que de voir les flammes bleues des obus se multiplier autour de l’avion ennemi, qui file à toute vitesse et çà des hauteurs formidables. Trois avions de Villers  se sont en outre précipités à sa poursuite : parviendront-ils à lui couper la route ? j’en doute car il a disparu très loin et très haut dans la direction de Frouard, et je ne sais non plus s’il avait auparavant lancé quelque chose sur nos parages. Et maintenant je viens te dire que ta bonne et longue lettre m’a fait grand plaisir, notamment par les détails que tu me donnes sur ta vie sérieuse à l’hôpital. Je me suis aussi attendri avec toi, à la lecture du passage où tu évoques le souvenir de Wangenbourg. Oui je crois que ces jolies vacances pascales de votre enfance vous laisseront – comme à nous – de bien charmantes images : puissions-nous dans l’avenir trouver l’occasion de revivre à Wangenbourg ou dans quelque autre partie de nos Vosges ces heures si douces du printemps que nous avions appris à apprécier dans nos forêts et nos montagnes si chères ! Ici, à Nancy, je n’ai pas encore pu ressentir ces émotions printanières. Jusqu’à présent l’hiver, s’il n’a pas été très rigoureux, demeure bien tenace,

et en ce sens c’est pour nos soldats un dur hiver, surtout si on le compare aux derniers hivers où dès février les radiateurs devenaient insupportables. Cette fois il continue à faire froid : tous ces jours- ci le thermomètre n’a guère quitté 0° même au milieu du jour. Tous nos environs ont encore leur plein aspect hivernal, et je n’ai pas aperçu jusqu’ici la moindre pousse verte nulle part. Cela viendra bientôt je le souhaite et je souhaite pour vous aussi que Caen et ses parages prennent un aspect un peu riant qui vous aide à supporter votre captivité.
On me dit qu’on annonce là-bas de grands mouvements de troupes et d’importants projets concernant notre région. A la canonnade près qui a sévi ces jours-ci avec une intensité particulière, je suis obligé de te dire que je n’ai pas perçu en ces derniers temps le moindre préparatif de grandes opérations autour de Nancy. Je ne sais rien ni de Castelnau ni de Dubail et quant aux 100 00 anglais dont nous gratifient les Caennais, tu pourras leur dire qu’ils font le pendant des 100000 cosaques que les gens bien informés avaient vus, au mois de septembre, traverser en chemin de fer la Normandie avec leur bonnet d’artilleur et leurs bottes molles. En fait de troupe, j’ai vu l’autre jour, un escadron du 17ème chasseur de Lunéville qui passait, la lance au poing, Cour Léopold, se dirigeant vers le faubourg de Metz, et dimanche tandis que je me promenais le long du Canal au-delà de Lunéville, j’ai aperçu une demi-batterie à cheval -des volants- qui filait au trot sur la route allant à St Nicolas, les servants à cheval entourant leur précieux 75. Ces rencontres dans la campagne solitaire ont toujours quelque chose d’impressionnant et de mystérieux, mais de là à conclure que des armées compactes se massent près de Nancy, il y a de la marge. Pour le moment, on s’intéresse plutôt ici au bombardement des Dardanelles qui pourrait, s’il réussit, avoir des répercussions utiles en Orient : on se réjouit aussi de voir que les Russes paraissent de nouveau refouler les Allemands, et je pense de mon côté que le peu de progrès fait par nos armées depuis 6 mois est tout de même de nature à inspirer quelques espoirs. Il faut se contenter de cela pour l’instant. Vous avez pu voir que l’Éclair de lundi protestait contre l’ignorance où l’on nous tient ici sur les agissements des Tauben et ces protestations concordaient avec mon propre sentiment. En tous cas ces cachotteries n’ont nullement pour effet de rassurer la population qui se sent toujours exposée. Il y a eu à cet égard un incident symptomatique dimanche à l’office de 5h à la cathédrale. Le P Giny  était en train de nous montrer en fort bons termes, ma foi – que Dieu a fait éclater sa providence sur notre pays en le protégeant d’une façon inespérée et extraordinaire contre les projets de submersion et de dépeçage des Allemands, lorsqu’au beau milieu du discours un fort patatras se fait entendre : c’était une immense pile de chaises entassées dans une chapelle du fond de l’église qui s’était écroulée, ainsi que je le prévoyais depuis un moment, tout un chacun des arrivants allant extraire une chaise dans la pyramide sans se soucier d’en ébranler l’équilibre. En un clin d’œil tout l’auditoire a été debout, se dirigeant avec anxiété vers la sortie et croyant qu’une bombe venait d’éclater sur l’église. Le pauvre P. Giny restait fort empêtré en chair au milieu du brouhaha. Il a fallu un bon moment pour ramener le calme en expliquant aux fuyards la cause de cette dégringolade. Et le P. Giny a pu enfin reprendre la suite de sa démonstration. Ceci prouve combien les gens sont toujours hantés de l’idée que quelque projectile va leur tomber sur la tête.

Voilà donc Tatane rentrée, quoique les Chastelain aient voulu de vive force la retenir encore lundi. Elle se dit satisfaite de son séjour à Paris, où elle a cependant été souffrante de l’estomac ( ! – c’est la suite de ses émotions de septembre je pense) et où elle s’est bornée à faire quelques visites. Elle a été notamment à Sion, et n’y a pas vu Suzanne, mais elle a vu par contre la religieuse Charpentier et sa sœur Mme Wenger, qui paraît-il pestaient vivement contre les Allemands, allant jusqu’à dire que si elles étaient en présence de leurs frères, elles les embocheraient (sic). Mme Chastelain est toujours neurasthénique. Et Paul Chastelain se plaint que nous ne l’ayons pas laissé communiquer la lettre de tante Jeanne aux autorités militaires : il dit que tante Jeanne a voulu que la vérité fut connue en France sur la situation en Alsace, et qu’elle n’a pas été écrire cette lettre « au péril de sa vie » pour que les renseignements qu’elle donne, demeurent enfermés entre Mr J. Mme Valentin et les religieuses de Sion. Je rapporte ses propos tels quels.

Je me suis réjoui hier matin d’apprendre par la lettre de Maman l’heureuse naissance de la petite Odile Baratier (l’Alsace l’emporte sur le midi et c’est justice) et j’écrirais bien un mot de félicitation à Charlotte si j’avais son adresse à Toulon, mais je ne l’ai pas. Je suis content aussi de savoir que Mr. Laugel a fourni aux bonnes des pièces ( ?) qui les mettent –et vous avec elle- en sécurité. Tatane prétend que Mr. Laugel doit se rendre incessamment à Caen et qu’il ira vous voir. Vous l’inviterez sans doute à déjeuner, et ce sera une occasion de l’entretenir du sauf conduit que nous désirons avoir pour les ramener à Nancy. Mais je doute fort qu’il puisse vous le faire obtenir.

Espérons que le paquet nouveau que vous avez confectionné pour François, lui arrivera cette fois. Tante Bebelle écrit qu’elle a pu – sous prétexte de visite au dentiste – être autorisée à aller à Belfort et y voir quelques heures l’oncle Maurice. J’ai voulu avant-hier, au sortir d’un service à Notre Dame de Lourdes pour un de nos étudiants tué à l’ennemi, essayer de voir Mr. Claude dont j’avais trouvé dernièrement la carte à la maison. Mais je n’ai rencontré que sa file qui m’a dit que pour le moment son père ne songe plus à retourner en Normandie.

Tatane m’a raconté que tu avais espéré de Paris venir faire un petit stage à Nancy. Je n’aurais certes pas demandé mieux. Mais comment aurais-tu voulu que je t’expédie seule d’ici pour ce grand voyage vu tous les incidents auxquels on est exposé dans ces temps où la marche des trains est elle-même si incertaine. J’aime mieux espérer que les événements vous permettront de revenir après Pâques à Nancy. Et en attendant je me réjouis de penser que cette fois-ci notre séparation ne sera plus de longue durée. Le présent trimestre est bien moins dur que le précédent.

J’achève cette lettre vendredi matin après avoir été hier après-midi jusqu’au dessus de Ludres où la vue était vraiment magnifique. Bon courage à toute la famille, je vous envoie à chacun tous mes tendres souvenirs, et je t’embrasse de tout mon cœur, ma chère fille, en te chargeant d’embrasser pour moi Maman et Bubi.

Ton père affectionné
RCM

Lettre d’Elisabeth Carré de Malberg à son Père Raymond Carré de Malberg le 14 Mars 1915 au soir.

Ce matin j’ai eu des félicitations très chaudes du major pour un bandage de la tête que j’avais fait à un blessé ; ce bandage, l’année dernière à pareille époque, je le faisais sur ta tête à toi ! Tu vois que cela n’a pas été tout à fait inutile.

Caen 14 mars soir 1915

Mon bien cher Papa, je te remercie de ta bonne et longue lettre reçue mardi, le fameux jour où nous avons reçu 6 lettres à la fois, après avoir été déçus, à bien des courriers précédents ! Je continue, entre parenthèses, à ne jamais manquer de prononcer la phrase traditionnelle « y a-t-il des lettres ? » au moment où j’ouvre la porte, en rentrant à 11h. de l’hôpital ! Quelquefois, il y a quelque chose, plus souvent il n’y a rien et pourtant ce n’est pas faute que toi, tu nous écrives régulièrement et fréquemment. Tes lettres sont toujours nos meilleures joies, nous les lisons d’abord chacune en particulier, puis on les relit à haute voix au dîner pour les commenter ensemble. Ces petites nouvelles que tu nous donnes de Nancy et des uns et autres nous intéressent toujours vivement. A ce propos, je te demanderai si tu as entendu parler de la mort du fiancé de Marie-Thérèse de Lany tué à l’un des derniers combats et dont j’ai vu le nom à la nécrologie de l’Écho de Paris ; mais je ne suis pas assez sûr que cela soit lui pour écrire, et de plus, je voudrais bien savoir quelle est l’attitude de la famille de Lany en cette circonstance ? C’est très triste évidemment pour Marie-Thérèse, mais comme ce n’était pas un mariage d’inclination… Peut-être n’y a-t-il tout de même pas lieu d’adresser des condoléances très émues. Vévette, la pauvre petite est certes bien plus à plaindre.

Nous avons fait cet après-midi, par une tiède et jolie journée printanière, une bonne promenade, au-delà de Venoix ; Bubi avait convoqué pour cela ses 2 amis Debray qui ont été bien gentils et qui paraissaient enchantés. Le petit nous a avoué que leur père les promenait « par hygiène » uniquement et en lisant son journal et qu’ils n’allaient jamais que sur le « cours » ! Pauvres enfants ! Enfin ils ont bien gambadé avec Bubi ; nous sommes revenus par des chemins de champs, à travers des prairies où paissaient de tranquilles vaches. C’était très normand comme paysage, mais joli grâce au soleil et au ciel bleu. On aperçoit de-ci, de-là des pruniers sauvages en fleurs, et nous avons cueilli beaucoup de violettes dans les haies*, mais pas question ici de « pompons » et de chatons. Nous connaîtrons le printemps sans ces signes précurseurs si significatifs dans nos régions de Lorraine et d’Alsace. J’espère qu’à Pâques, il y aura moyen de faire quelques longues promenades avec toi et ce sera encore plus joli alors, que maintenant ; hélas, cela ne compensera guère nos séjours à Wangenbourg où les paisibles mais si ravissantes journées que nous avons passé ces dernières années au Canal, à l’époque de Pâques !

Maman t’a parlé je crois, des mauvaises nouvelles qui ont de nouveau circulé au sujet de l’oncle Paul ; ce matin, Grand Mère nous écrit qu’elle a reçu de Tante Jeanne une lettre, de la fin de février, dans laquelle il est question à 3 reprises différentes de l’oncle Paul ; lettre très calme paraît-il, dans laquelle il est surtout question de leurs occupations à tous. Je me demande comment et pourquoi Jean et l’oncle Félix sont toujours ainsi renseignés, et de qui peuvent bien venir ces fausses nouvelles. Il y aurait peut-être lieu de s’en inquiéter.

Nous avons été contents d’apprendre que ton éditeur a recommencé à t’envoyer des épreuves ; si fastidieux que soit pour toi ce travail, à faire seul surtout, il t’occupera un peu et t’aidera peut-être à trouver moins longues tes journées dans notre maison vide. Il me semble que c’est plutôt bon signe aussi quant à ton ouvrage, que l’éditeur lui-même et, avant la fin de la guerre, en veuille reprendre l’impression. Je pense souvent à cette malheureuse coïncidence de la guerre et de la publication de ton livre et je pense avec tristesse que pour toi cela doit être une bien grande déception et un bien grand souci. Pourvu, pourvu que tante Marthe arrive à trouver la partie du manuscrit qui est resté au Canal ; ce serait trop terrible si tes dix années de labeur en étaient ainsi saccagées et perdues ! Ah ! Que les pauvres œuvres humaines sont donc fragiles et incertaines !

Je te quitte, mon cher Papa, en te disant que nous nous réjouissons déjà bien à la pensée que ton retour à Caen est proche. Et je t’embrasse bien tendrement sans oublier Tatane dont nous ne savons pas grand chose depuis son retour à Nancy.

Ta fille qui t’aime

Lily
Tourne STP
Ce matin j’ai eu des félicitations très chaudes du major pour un bandage de la tête que j’avais fait à un blessé ; ce bandage, l’année dernière à pareille époque, je le faisais sur ta tête à toi ! Tu vois que cela n’a pas été tout à fait inutile.

* je crois bien avoir entendu le chant des alouettes !!!

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