Des nouvelles des Wenger

La nouvelle des fiançailles se propage dans la famille d’Elisabeth. On se souvient que ses cousins,  Paul Louis et Jean, alsaciens,  déserteurs de l’armée allemande se sont engagés dans l’armée française: Paul-Louis  sous le mystérieux nom de Robert Fabars (Bob pour les intimes), et Jean sous le nom de Valentin, le nom de jeune fille de sa mère. De son côté Le notaire Merklen avance sur la question du contrat de mariage. Et Elisabeth écrit toujours quasi quotidiennement à André. (Publié le 2 novembre 2018)

Canon de 320 ALGP français, photographié à La Motte Santerre en 1916. Canon de 320 ALGP français, photographié à La Motte Santerre en 1916.

Lettre de Bob Fabars à Elisabeth Carré de Malberg,  6 mars 1918.

Je serai enchanté lors de ma prochaine perm d’être présenté à mon futur cousin.

295ème regt d’inf
4ème Bon
15 Compagnie secteur postal 57

6 mars 1918
Secteur 57

Ma chère Elisabeth

Ci-joint ma nouvelle adresse. En ce moment nous sommes au repos et on fait les taupes ; on remue de la terre le long d’un (illisible) aussi quand arrive le soir nous ne sommes pas longtemps à nous endormir. L’ordinaire est bon. Je suis bien tombé comme chef de section et capitaine de Cie après on verra si j’arrive à partir aux tirailleurs mais c’est long et il en faut de la persévérance. Ici on m’avait demandé, j’étais volontaire pour partir, mais comme toujours les volontaires sont restés en panne et il y eu une désignation d’office. Enfin comme Als Lor[1] j’ai toujours le droit de demander et je vais le faire après avoir revu mon Capitaine. Moral bon, santé excellente et jusqu’ici je suis toujours content de ma nouvelle vie de fantassin. Au revoir, je vous embrasse tous. Je serai enchanté lors de ma prochaine perm d’être présenté à mon futur cousin.
Chake Hand[2]

Bob

[1] Abréviation pour Alsacien Lorrain.
[2] Sic

 

 

 

 

 

Lettre de Bob Fabars à Elisabeth Carré de Malberg,  21 mars 1918.

On tache de passer entre 2 rafales et je t’assure qu’on n’est pas longtemps à suivre le mouvement, à dresser son oreille.

Jeudi 21 mars 1918

Merci ma chère Elisabeth d’avoir bien voulu te charger de mes photos. Mais oui il faut en choisir une et tu me ferais grand plaisir d’en envoyer une à Charlotte[1].

Notre coin n’est pas franc actuellement et cela marmite sérieusement mais notre artillerie riposte et c’est le bourdon. Heureusement que le temps c’est mis au beau car pluie et boue c’est bien la misère du poilu ; et je t’assure que ceux qui sont dedans depuis le début méritent la reconnaissance de la nation. On ne sait pas ce que ces hommes là souffrent. Ne jamais savoir ce que l’on fera le jour ou la nuit suivante. A n’importe qu’elle heure : roulez vos couvertures, équipez-vous, sac au dos. Puis en route par petits paquets pour les lignes. On tache de passer entre 2 rafales et je t’assure qu’on n’est pas longtemps à suivre le mouvement, à dresser son oreille. Vous avez du être très émotionnés par les raids et le grave accident de la Courneuve[2]. On n’est pas juge mais c’est vraiment imprudent de toujours accumuler des munitions en banlieue.

Au revoir ma chère Elisabeth. Remercie bien ta mère de sa bonne lettre. Je vous embrasse tous.
Bob

[1] Charlotte Wenger sœur de Paul-Louis qui a épousé en 1913 Léo Baratier.
[2] Il s’agit de l’explosion de l’usine de grenades de la Courneuve, en France, le 15 mars 1918. Selon une source, trois hommes portaient une boîte de grenades, quand ils ont entendu le clic, indiquant qu’un détonateur s’était activé. Ils ont abandonné la boîte et sont partis en courant. L’explosion de la boîte a provoqué les explosions en chaîne de 28 000 000 de grenades… 14 personnes sont mortes et 1 500 personnes ont été blessées dans la catastrophe ; les environs ont été détruits. L’explosion s’est fait entendre jusqu’à 65 km du site.

 

 

 

 

 

Lettre de Mathieu Merklen, notaire à Toul, à Raymond Carré de Malberg, 23 mars 1918.

Nous sommes donc toujours dans la même situation : les journaux de ce soir nous ont appris du reste que la vôtre à Paris n’est pas plus enviable : le mal des uns ne guérit pas celui des autres…

Mathieu Merklen Notaire à Toul
2 rue ST Waast
Maison du Dr Marquard

Toul 23 mars 1918

EN RAISON DE LA MOBILISATION L’ETUDE SERA FERMEE LE MARDI, JEUDI ET SAMEDI APRES-MIDI
Téléphone 65

Soir après diner

Mon cher ami,

Nous voici déjà au 23 et je réponds seulement à ta lettre du 9 : excuse-moi mon cher ami, d’une part tu sais que je suis très pris, et d’autre part je savais qu’il n’y avait pas urgence absolue à la solution de la question qui te préoccupe et que nous allons aborder de suite de front.

Voici comment je libellerais l’apport en mariage d’Elisabeth :

« La future épouse apporte en mariage et se constitue personnellement en dot :

1°/ Les vêtements linge bijoux, dentelles piano musique et autres objets à son usage personnel et corporel auxquels il n’est donné aucune estimation attendu la reprise en nature qui en sera stipulée mais évalués pour l’enregistrement seulement à X…..

2°/ Un trousseau composé de linge et divers meubles meublants à l’usage du futur ménage (les détailler) d’une valeur de Y … (l’estimation qui en sera faite en vaudra vente à la communauté)

(Hic)               3°/ Diverses sommes et valeurs lui appartenant personnellement et se trouvant à la Banque Stachling Valentin à Strasbourg, qu’à la Banque X …. A …. (Suisse) le tout frappé de séquestre par les Allemands et dont il n’est pas possible par suite d’indiquer quand à présent ni le montant, ni la nature ni le détail, mais évalué pour l’enregistrement seulement à cinquante mille francs.
Duquel apport etc etc……………………………………………………………………………………………………….………………………………………………………… »
Et voilà.
Je ne crois pas que l’enregistrement en raison de la situation actuelle puisse demander autre chose.
Il va sans dire qu’à côté et indépendamment du contrat de mariage, j’établirais sur timbre un détail des sommes et valeurs déposées en Alsace et en Suisse au nom de mademoiselle Elisabeth et je le ferai signer tant pas elle que par le futur en mentionnant avant la signature que cet état est dressé saur erreur ou omission et sera complété et modifié suivant les renseignements qui seront fournis aussitôt que possible après la fin des hostilités.
De la sorte il me semble que les intérêts respectifs des parties en cause seront sauvegardés.
Reste la question de l’enregistrement. Je te répète que je ne crois pas que cette sainte administration puisse exiger et exige autre chose en raison de la situation actuelle. Je poserai la question à un Bureau très compétent de ma connaissance lorsque j’aurai l’occasion de le voir ce qui ne tardera pas et je te dirai son avis.
Mais, comme en pareille matière « tot cogita tot sensus [1]», il serait utile d’avoir l’avis d’une tête de colonne de la maison. Si j’étais à Paris, je me rendrais rue de la Banque, et je verrais si parmi les Receveurs des successions qui s’y trouvent et qui sont généralement très forts (rue de la Banque B) ou à la ? de l’enregistrement rue de la Banque n°1 je ne pourrais pas obtenir un avis faisant autorité auprès du Receveur qui sera chargé d’enregistrer le contrat de mariage lorsque le moment sera venu.
Si tu pouvais par Monsieur Chastelain ou par même la propre qualité de professeur de droit te procurer accès après d’un membre major de l’enregistrement tu serais fixé d’une manière à peu près certaine, car la certitude absolue n’existe pas dans la maison.
Bien entendu si tu soumets la question à qui de droit je te donne le conseil de t’en tenir à la formule (Hic) sous le paragraphe 3° ci-dessus sans parler de l’état complémentaire qui serait dressé en dehors du contrat, et en affirmant qu’il ne t’est pas possible de donner l’indication des valeurs qui sont en Alsace et en Suisse et qui étaient administrées en dehors de toi sans que t’en occupes par les soins de ton beau frère Wenger[2] avec qui il t’est impossible de correspondre.
J’espère que ces lignes vous trouveront tous bien portants : ma lettre a été interrompue par une visite de bombes a tocsin. Nous sommes donc toujours dans la même situation : les journaux de ce soir nous ont appris du reste que la vôtre à Paris n’est pas plus enviable : le mal des uns ne guérit pas celui des autres… Malgré tout je reste dans le même sentiment et je ne puis pas croire que le cataclysme dure encore bien longtemps et ne se termine pas d’une manière satisfaisante pour nous.

Louis nous a quittés il y aura demain Dimanche soir 15 jours après une permission de 10 jours trop vite écoulée mais bien portant physiquement et moralement. Il nous écrit tous les jours. On a monté dans sa formation un orchestre : Melle de Bayle a fait venir un violoncelle et Louis est aussi ravi d’en jouer que ses auditeurs sont charmés de l’entendre : décidément c’est une excellente chose de doter les enfants d’un art d’agrément qui les délasse et leur sert d’anticafard, et qui en même temps leur ouvre bien des portes. Mais après deux jours sans doute Louis nous écrit qu’il a beaucoup d’ouvrage : les Américains blessés ont envahi son ambulance : il y a sans doute eu une attaque par là ; il faut les soigner et leur servir d’interprète.
Pierre est en vacances depuis ce soir : nous n’en sommes pas fâchés car il a besoin de repos. Je voudrais faire comme lui.
Pourquoi te calomnies-tu toi-même : toute ta vie n’a été qu’un exemple à tous égards, et tu continues à le donner vaillamment.
Je t’écrirai à nouveau lorsque (dans quelques jours j’aurai le Receveur d’enregistrement en qui j’ai confiance).
De ton côté ne crains pas d’user de moi : tu sais que tu n’abuseras jamais et que je suis à ton entière disposition.
Respectueux hommages je te prie à Madame de Malberg aux bons souvenirs de ma femme, affection à vos enfants.
Ton tant cordialement et affectueusement dévoué

M Merklen

Je ne te parle pas de la vente « du Canal » ; c’est trop triste ; mieux vaut ne pas y penser.

[1] A beaucoup on a plus d’esprit
[2] Paul Wenger le père de Paul-Louis et Jean.

 

 

 

 

 

Lettre d’Elisabeth Carré de Malberg à André Jacquelin, 24 mars 1918.

Et puis, je suis inquiète aussi en ce moment de Papa qui est bien fatigué depuis quelques temps : il a de la fièvre et des malaises à chaque instant et personne n’arrive à comprendre son état…

Dimanche matin

Nous passons des journées bien ennuyeuses… C’est l’alerte perpétuelle et une alerte à laquelle on ne comprend rien !

De temps en temps, dans le lointain, on entend un bruit d’explosion… est-ce une bombe ou bien quoi ? on ne sait si il faut prendre cela au sérieux ou bien continuer sa vie tout tranquillement ! Le canon de la défense de Paris ne tire même pas, c’est très étrange…
Mais ce qui semble néanmoins plus inquiétant que ces alertes, c’est l’offensive commencée sur le front anglais et les nouvelles fâcheuses que l’on en a. Vers quoi allons-nous de nouveau, mon Dieu !

Et vous, mon Chéri, que devenez-vous ? J’espérais une lettre déjà hier soir et il n’est rien venu, ni ce matin… Vais-je connaître de nouveau comme quelquefois déjà, ces tristes journées d’attente, si longues ?… Ecrivez-moi souvent…

Et puis, je suis inquiète aussi en ce moment de Papa qui est bien fatigué depuis quelques temps : il a de la fièvre et des malaises à chaque instant et personne n’arrive à comprendre son état… Hélas, chez lui, c’est surtout le moral qui est malade et j’ai bien peur quelquefois que sa santé ne résiste plus longtemps à tous les soucis qu’il se fait et à l’énervement continuel dans lequel il vit. Et comment faire pour remédier à cela, si la guerre ne finit pas bientôt et si nous ne retrouvons pas une existence plus normale !

Je vous écris une lettre qui n’est pas gaie, mon petit Chéri, ne me croyez pas découragée pourtant, je lutte tant que je peux, mais je ne puis pas m’empêcher d’être bien inquiète à certains moments où il me semble que tant de malheurs nous menacent encore !

Au revoir, mon Chéri bien-aimé, je suis avec toi aussi de tout mon cœur, de toute ma tendresse, pardon de te quitter si vite, mais je voudrais mettre cette lettre encore avant midi à la poste.
Je t’embrasse et je suis
Ta Lise

 

 

 

 

 

Lettre de Mathieu Merklen, notaire à Toul, à Raymond Carré de Malberg, 28 mars 1918.

C’est épouvantable et la pensée revient sans cesse à ces pauvres gens.             Quel « Vendredi saint » pour les uns et les autres ; c’est vraiment une « passion » vécue.

Toul 28 mars 1918

Mon cher ami

Mon receveur d’enregistrement que j’ai eu partage mon sentiment et estime que l’apport en mariage de votre chère fille en ce qui concerne les valeurs restées en Alsace et en Suisse peut être énoncé sans inconvénient comme je te l’ai écrit. Ce serait téméraire en effet de procéder différemment et presque impossible, car hélas vous ne savez pas ni ce que ces valeurs sont devenues ni ce qu’elles deviendront. Je crois même à cet égard qu’en indiquant l’évaluation pour l’enregistrement plus faible 20 000 ou 10 000 frs au lieu de 50 000 frs cela n’aurait aucun inconvénient, puisque Mademoiselle Elisabeth se réservera ces sommes et valeurs propres et qu’elle en exercera la reprise en nature telles qu’elles se trouveront lorsqu’il sera possible de savoir quelque chose… Cette dernière clause (de réserve de propres et de reprise en nature) sera insérée dans le contrat à l’endroit ordinaire et dans les termes d’usage sans plus…

Je crois inutile que tu consultes l’état major de l’enregistrement à Paris comme je t’avais engagé à le faire dans ma dernière lettre. La question d’après mon Receveur ne peut souffrir aucune difficulté.

Vous voilà dont tranquilles sur ce point.

Dieu veuille qu’il en soit de même bientôt pour tout ce qui nous étreint et nous angoisse présentement. Je conserve confiance et je crois que nos maudits ennemis ne pourront pas avancer ; mais je souffre à la pensée de toutes le malheureuses victimes militaires et civiles qui tombent pour toujours, qui sont blessées, ou qui sont jetées hors de leurs foyers détruits. C’est épouvantable et la pensée revient sans cesse à ces pauvres gens.             Quel « Vendredi saint » pour les uns et les autres ; c’est vraiment une « passion » vécue. Et le quatrième dimanche de Pâques[1] va se lever sur ces horreurs ! Le « Kaiser » et ses conseils maudits ne pourront jamais être châtiés au prix de leurs forfaits. Notre paix victorieuse nous aura coûté cher, mais Dieu nous la donnera sûrement.

J’espère que ces lignes vous trouveront tous bien portants et je vous adresse quand même pour tous et pour chacun un cordial et très affectueux « Alleluia » !

Nous nous réunissons pour vous prier de partager en famille nos meilleurs souvenirs.

Ton tout entièrement dévoué
Merklen

[1] Dimanche 31 mars 1918

 

 

 

 

 

Lettre d’Elisabeth Carré de Malberg à André Jacquelin, 30 mars 1918.

Chéri, je t’assure que je n’ai pas cessé d’avoir confiance, ce n’est pas possible que nous soyons vaincus… Il ne faut pas être découragé !

Samedi soir

Mon petit Chéri,

Je reçois à l’instant votre lettre du 26, ouverte par la censure, mais qui m’apporte de vos bonnes nouvelles, c’est l’essentiel !

J’aurais déjà voulu vous écrire ce matin, mais nous sommes toujours dans toute l’horreur des rangements et des nettoyages au 2ème étage, et nous avons si peu d’entrain pour faire cette besogne en ce moment qu’elle n’avance pas beaucoup ! Je voulais donc vous écrire ce matin et je ne l’ai pas pu ; ce soir je tombe un peu de sommeil et de fatigue mais je veux tout de même encore t’adresser un mot de tendresse, mon André, et puis te dire que je suis toujours en vie… Non, je t’assure, ne t’inquiète pas trop des dangers que je puis courir, ils sont si peu en comparaison de ceux qui te menacent toi ! Je n’étais heureusement pas à l’église St Gervais[1] hier et aujourd’hui je n’ai pas bougé de la maison ; notre quartier, Dieu merci, ne semble pas du tout, pour le moment, dans l’axe des tirs, nous nous croyons donc relativement à l’abri et Papa ne parle plus de départ ! Vous devinez que j’en suis bien contente, puisque vous me faites encore espérer votre venue pour le mois prochain… D’ailleurs les nouvelles du Front sont meilleures, on tient, on lutte, c’est admirable ! Oh ! Chéri, quittez-moi bien vite ces vilaines idées sombres, la situation est bien grave, c’est certain, mais pourquoi ne pas avoir confiance ?… souvenons-nous de la Marne, de l’Yser, de Verdun… Pourquoi, cette fois-ci encore, ne tiendrions-nous pas tête à l’ennemi terrible, pourquoi ne pas croire que Dieu peut aussi être avec nous et qu’il ne permettra pas que la France périsse !

Chéri, je t’assure que je n’ai pas cessé d’avoir confiance, ce n’est pas possible que nous soyons vaincus… Il ne faut pas être découragé !

Et ce rêve de notre bonheur que tu évoques je le fais avec toi de toute mon âme, mais je le vois embelli encore par la joie d’une paix heureuse qui nous fera vraiment libres.
Courage, mon petit Chéri, confiance… Je t’aime, je t’aimerai toujours, oui je te donne mes lèvres, pour que tu sentes tout mon amour…
Ta Lise

[1] Les Allemands bombardent Paris avec trois canons géants camouflés dans la forêt de Saint-Gobain, à 140 km au nord de la capitale. Ils sont surnommés Langer Friedrich («Frédéric le Long »), en hommage à l’industriel Friedrich Krupp, et Gross Gustav en hommage à son gendre.
L’un de ces canons tire un obus à l’aveuglette le 29 mars 1918. Il atteint l’église Saint-Gervais, pendant les vêpres du Vendredi Saint, occasionnant 91 morts (dont 52 femmes) et 68 blessés parmi les fidèles. L’événement a un retentissement jusqu’en Amérique.
Au total, entre le 23 mars et le 9 août 1918, 183 projectiles font 256 tués et 620 blessés parmi les Parisiens. Ceux-ci vont longtemps confondre ces canons à très longue portée avec un autre canon de bien moindre portée, surnommé Gross Bertha, d’après le prénom de l’héritière Krupp, qui avait bombardé Liège, Maubeuge et Dunkerque à l’été 1914. (Avec l’aide d’Herodote.net)

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