Le temps ne passe pas vite

Le temps ne passe pas vite

La composition de la population de blessés accueillis à l’ambulance du Lycée Malherbe de Caen, est révélatrice de la situation sur le front, tandis que la lecture des correspondances des prisonniers allemands par Paul-Louis Wenger semble donner des informations sur le moral des troupes du Kaiser. Raymond Carré de Malberg s’inquiète de l’état du Canal : des informations contradictoires circulent sur d’éventuels pillages et l’apparition du typhus dans les environs. A Nancy, comme sur le front, ce sont les premiers grands froids.

Première blessure

Première blessure

Le 7 septembre 1914, François Carré de Malberg est blessé, peu gravement, au début de la bataille de la Marne. Le sentiment de soulagement domine et sa famille va peut-être le revoir,  pour la première fois depuis son départ au front! Effectivement, François convalescent circule: il va tout d’abord  voir Elisabeth, infirmière à Caen, puis  il se rend à Flers où sa mère et sa soeur Odile sont réfugiées  et enfin regagne  Belfort où réside toujours son père Félix.