Bernard à l’épreuve des Roches

Bernard à l’épreuve des Roches

Contrairement à ce qui était prévu Bernard ne rentre pas au collège Stanislas mais part comme pensionnaire aux Roches en Normandie, une école pour les enfants de la bonne société, aux méthodes pédagogiques d’avant garde pour l’époque (on se souvient que Georges Chenest y a fait ses études). Marguerite a organisé l’admission de Bernard. Raymond est sceptique,  Elisabeth tente de le convaincre de ce choix.

Le principal intéressé, lui, a du mal à s’acclimater à la vie de groupe, à supporter l’humidité normande et doit apprendre à gérer les questions matérielles. Il multiplie les demandes à sa famille. Mais cela ne l’empêche pas de disserter, avec un bel aplomb pour un jeune homme de 15 ans, sur la situation géopolitique du moment. (Publié le 26 septembre 2018)

14 juillet 1917, le défilé des drapeaux

14 juillet 1917, le défilé des drapeaux

Pour maintenir ou ranimer la flamme patriotique on organise, pour ce 14 juillet 1917, un défilé des drapeaux des régiments décorés. Ces « loques glorieuses » sont promenées dans Paris et André se félicite des quelques jours loin du front qu’elles vont offrir à leurs porteurs.
Le front, lui, semble calme, les nouvelles de l’étranger: Russie, Etats-Unis et Grèce sont bonnes; Raymond, habituellement si pessimiste, ne se soucie que du manque de tabac et du voyage solitaire d’Elisabeth en train pour les rejoindre à Saint Gervais…
Mais le premier anniversaire de la mort de François approche…
(Publié le 15 septembre 2018)

Liquidation ordonnée de la maison Carré de Malberg au Canal Wolxheim

Liquidation ordonnée de la maison Carré de Malberg au Canal Wolxheim

Comme le craignait Marie Carré de Malberg, l’annonce de la liquidation des meubles de la maison de famille en Alsace, est parvenue jusqu’en Bretagne… Raymond désabusé renvoie dos à dos les uns et les autres: « il est dur pour vous d’être placés entre la férocité des Allemands et la nullité des Français ».
Eugénie Gürling, elle,  fait part de ses mésaventures à l’usine d’obus et espère sans doute, en racontant les dangers qu’elle court, convaincre la famille Carré de Malberg de la prendre à leur service. (Publié le 18 février 2018)

Où Raymond monte au front et où Caroline commente…

Où Raymond monte au front et où Caroline commente…

Devant la dépression de plus en plus marquée de sa fille, Raymond Carré de Malberg prend les choses en mains et décide d’écrire à André, non sans avoir lu toutes les lettres que ce dernier a adressé à Elisabeth depuis le début de l’année 1917… André plus affecté qu’il ne le pensait par sa rupture et encouragé par sa mère Caroline, se range facilement aux arguments de Raymond et renoue avec Elisabeth. Cette échange en dit long sur l’époque, le poids sur les relations amoureuses des différences sociales et des liens filiaux ou familiaux. (Publié le 11 janvier 2018)

Février 1917, le froid…

Février 1917, le froid…

Nous plaçons ici une carte non datée d’un Turcos, Rabah Chabounies. Nous retrouvons aussi Jean Jacquelin, le cousin d’André, mobilisé depuis 1916. A la haine manifesté par l’un répond la déprime de l’autre. Une manière de faire contrepoint aux préoccupations sentimentales d’Elisabeth, à ses considérations sur l’aristocratie de l’intelligence (ou du sang) et aux routines de la vie de l’arrière. (Publié le 9 janvier 2018)

La crise sentimentale

La crise sentimentale

La correspondance qui nous reste entre Elisabeth et André est dans cette période à sens unique. La lettre de rupture d’André a sans doute été détruite par ce dernier (comme il a aussi caviardé un certain nombre de lettres quand il les a relues après la guerre). Elisabeth s’inquiète à juste titre de son silence après ses vœux, puis tente de réagir.

La Somme: Juillet-Août 1916. François dans la bataille.

La Somme: Juillet-Août 1916. François dans la bataille.

Si André profite d’un repos bien mérité après Verdun, le bataillon de François est engagé sur un autre terrain tout aussi terrible: la Somme. Cette bataille  fut l’une des  plus meurtrières de l’histoire, avec parmi les belligérants 1 060 000 victimes, dont environ 442 000 morts ou disparus en quatre mois et demi (entre le 1er juillet et le 18 novembre 1916…). Comme l’écrivait François, c’était tout simplement infernal et, en première ligne, sans grand espoir d’y survivre. (Mise en ligne le 2 Janvier 2016)