« Le Feu » embrase Madeleine Chenest

« Le Feu » embrase Madeleine Chenest

On se souvient de Pierre et Jean  Chenest tous les deux morts au front dans les premières années de la guerre. Ils étaient très proches d’Elisabeth Carré de Malberg  et de sa famille. Madeleine Chenest, leur soeur, au caractère semble-t-il bien trempé, laisse dans cette lettre  (écrite entre le 2 et le 15 septembre) éclater sa passion pour un livre: « Le feu » (journal d’une escouade) d’Henri Barbusse. « Ce terrible « Feu » objet d’anathèmes des gens dit bien -pensants !… N’est-ce pas la marque des grandes choses : œuvres et gens … que d’avoir ses détracteurs haineux et ses partisans passionnés ! Je suis de ceux-là !  » écrit-elle avec une  rage, visible dans son écriture même. (Mis en ligne 22 septembre 2018)

Roulé par une marmite

Roulé par une marmite

Odile continue à envoyer des nouvelles de Pierre Chenest à sa cousine : Pierre a été roulé par une marmite. Les blessés sont rarement envoyés à Paris. Cette pratique continuera jusqu’à la fin de la guerre, pour empêcher que la propagande soit contredite ou que les idées pacifistes ne se répandent.  Pourtant, une nuit on sonne chez Madame Chenest…

Ruses de guerre

Ruses de guerre

Si la famille Carré de Malberg s’inquiète pour son héros François, Elisabeth a un autre sujet de préoccupation: Pierre Chenest. Cet amour (qui ne semble que peu partagé) doit rester secret et elle développe, avec sa cousine Odile, toute une série de ruses pour échanger des informations.