C’est fini et si bien fini !

C’est fini et si bien fini !

l’Armistice est signée le 11 novembre 1918. André s’étonne déjà que les allemands aient accepté de telles conditions… Tout le monde laisse éclater sa joie même si elle est toujours tintée de tristesse, comme si en ce jour de fête, les morts étaient encore plus absents. On pense à François Carré de Malberg, à Jean Jacquelin, et à bien d’autres.

Célestine la femme de Chambre de Marie Carré de Malberg lui envoie une lettre écrite en gothique (une des rares lettres en allemand dans cette correspondance). On peut y voir le signe d’une schizophrénie bien alsacienne: le jour où s’annonce le retour de l’Alsace à la France… Mais le courrier de Maurice Jacques du 17 novembre et le carnet de Marguerite Carré de Malberg laissent déjà apparaître les premières difficultés et les premières incompréhensions:  ce retour de l’Alsace à la France ne sera pas si facile. (Publié le 15 novembre 1918).

Maurice Jacques alias Chatton…

Maurice Jacques alias Chatton…

Maurice Jacques, militaire de carrière, est le mari de Gabrielle Carré de Malberg la tante d’Elisabeth. Ils habitent Vesoul avec leurs trois filles (Geneviève (dite Vevette), Raymonde (dite Monda) et Jacqueline (dite Linette). Au début de la guerre, il a 53 ans  il occupe une fonction peu prestigieuse, il est colonel des services spéciaux de la 7ème région, ce qui lui vaut une certaine condescendance de la part de la famille Carré de Malberg. Depuis le courrier du 25 mars 1916, ses lettres se sont semble-t-il perdues. La mort de Monsieur Valentin lui donne l’occasion d’adresser ses condoléances à Raymond et à Marguerite; il raconte dans cette longue missive du 12 décembre 1917,  son expérience de la guerre tout en montrant l’importance de sa mission et son utilité sur le front. Il signe mystérieusement ses lettres « Chatton ». (Publié le 6 octobre 2018)