C’est fini et si bien fini !

C’est fini et si bien fini !

l’Armistice est signée le 11 novembre 1918. André s’étonne déjà que les allemands aient accepté de telles conditions… Tout le monde laisse éclater sa joie même si elle est toujours tintée de tristesse, comme si en ce jour de fête, les morts étaient encore plus absents. On pense à François Carré de Malberg, à Jean Jacquelin, et à bien d’autres.

Célestine la femme de Chambre de Marie Carré de Malberg lui envoie une lettre écrite en gothique (une des rares lettres en allemand dans cette correspondance). On peut y voir le signe d’une schizophrénie bien alsacienne: le jour où s’annonce le retour de l’Alsace à la France… Mais le courrier de Maurice Jacques du 17 novembre et le carnet de Marguerite Carré de Malberg laissent déjà apparaître les premières difficultés et les premières incompréhensions:  ce retour de l’Alsace à la France ne sera pas si facile. (Publié le 15 novembre 1918).

Mai, le voyage en Bretagne

Mai, le voyage en Bretagne

Le 17 avril 1917, le 63ème Régiment d’Infanterie, le régiment d’André est relevé et quitte le front d’Alsace, il reste ensuite un mois près de Belfort, plus au calme…

L’organisation du voyage d’Elisabeth Carré de Malberg  à Lanloup près de Paimpol occupe une partie du mois d’Avril 1917. Elisabeth va y rejoindre Gaud Ropartz, la fille du compositeur Guy Ropartz. Marie Carré de Malberg doit chaperonner ces jeunes filles…  Elle accompagne bien volontiers sa nièce et son amie, trop heureuse de quitter Vesoul, un des points de repli de la famille,  à l’abri des bombardements allemands toujours possibles à Nancy ou  à Belfort. Marie Carré de Malberg bonne chanteuse lyrique, est très liée avec Guy Ropartz… (Publié le 28 janvier 2018)

La Somme: Juillet-Août 1916. François dans la bataille.

La Somme: Juillet-Août 1916. François dans la bataille.

Si André profite d’un repos bien mérité après Verdun, le bataillon de François est engagé sur un autre terrain tout aussi terrible: la Somme. Cette bataille  fut l’une des  plus meurtrières de l’histoire, avec parmi les belligérants 1 060 000 victimes, dont environ 442 000 morts ou disparus en quatre mois et demi (entre le 1er juillet et le 18 novembre 1916…). Comme l’écrivait François, c’était tout simplement infernal et, en première ligne, sans grand espoir d’y survivre. (Mise en ligne le 2 Janvier 2016)

Première blessure

Première blessure

Le 7 septembre 1914, François Carré de Malberg est blessé, peu gravement, au début de la bataille de la Marne. Le sentiment de soulagement domine et sa famille va peut-être le revoir,  pour la première fois depuis son départ au front! Effectivement, François convalescent circule: il va tout d’abord  voir Elisabeth, infirmière à Caen, puis  il se rend à Flers où sa mère et sa soeur Odile sont réfugiées  et enfin regagne  Belfort où réside toujours son père Félix.