Bob Fabars prisonnier

Bob Fabars prisonnier

Depuis la fin mai, nous avons perdu de vue Bob Fabars (alias Paul-Louis Valentin). C’est parce qu’il a été blessé et fait prisonnier vers le 15 juin 1918. Dans une longue lettre, il donne la liste assez vertigineuse de ses demandes d’objets et de victuailles, liste qui n’est pas sans rappeler les demandes de Bernard Carré de Malberg lors de son bref séjour fin 1917 au pensionnat de l’Ecole des Roches… On imagine dans le camp de prisonnier une ambiance digne de « la Grande Illusion » de Renoir.

Plus sérieusement Bob Fabars risque sa vie si on découvre que sous cette identité se cache un alsacien déserteur de l’armée allemande. Même si on ne comprend pas toujours bien la stratégie, il s’emploie  à brouiller les pistes, par exemple,  en envoyant à la même personne, « son père » deux lettres le même jour à deux adresses différentes (la carte est envoyée de manière fantaisiste à « Cette Herault » qui semble bien être un jeu de mot (« Cet héro »)… ou en prétendant que ne parlant pas allemand, il doit se mettre au russe… (Publié le 9 novembre 2018)

Janvier 1918, engelures et déménagement

Janvier 1918, engelures et déménagement

La famille Carré de Malberg décide de quitter la maison du Rond point Lepois à Nancy, trop près du front et des bombardements. Elisabeth participe à la recherche d’un nouvel appartement à Paris, et peste sur les difficultés à organiser le déménagement des meubles. Elle rend visite au Professeur Sebileau qui n’est pas insensible à son charme et comme elle trouve l’appartement du médecin très joli… André, semble-t-il,  tousse un peu à cette nouvelle.

Il fait froid. Les engelures n’épargnent personne sur le front, et à Paris. Louis Valentin est lui aussi au frais à Wesserling en Alsace. Il recommande une recette infaillible pour guérir en deux jours les extrémités touchées. (Publié le 8 octobre 2018)