Projets de vacances à Saint Gervais

Projets de vacances à Saint Gervais

André veut encore croire  qu’il va parvenir à aller avec sa mère Caroline et son demi-frère Henri à Saint Gervais retrouver Elisabeth.  Le passage de Félix et d’Hélène Carré de Malberg au Rozay complique les choses, sa permission recule au fur et à mesure que le temps passe… Le front est toujours calme et l’été pourri. (Publié le 18 septembre 2018)

Des nouvelles de Jean Jacquelin: Métaphysique, Gaz et Feuillées.

Des nouvelles de Jean Jacquelin: Métaphysique, Gaz et Feuillées.

Le régiment de Jean est en mai dans l’Aisne puis gagne en juin le secteur de Lorraine. Le cousin d’André trouve profitable son expérience de la vie du fantassin, même s’il la juge misérable et risquée, mais cherche tout de même à utiliser au mieux ses talents de dessinateur. En tous les cas il ne perd pas son humour et son franc parlé. (publié le 15 septembre 2018)

Février 1917, le froid…

Février 1917, le froid…

Nous plaçons ici une carte non datée d’un Turcos, Rabah Chabounies. Nous retrouvons aussi Jean Jacquelin, le cousin d’André, mobilisé depuis 1916. A la haine manifesté par l’un répond la déprime de l’autre. Une manière de faire contrepoint aux préoccupations sentimentales d’Elisabeth, à ses considérations sur l’aristocratie de l’intelligence (ou du sang) et aux routines de la vie de l’arrière. (Publié le 9 janvier 2018)

Jean Jacquelin incorporé

Jean Jacquelin incorporé

Après bien des difficultés, Jean Jacquelin est enfin accepté par le conseil de révision, sans doute moins regardant sur les qualités physiques des candidats après 2 ans de guerre et les saignées de Verdun et de la Somme… Le 69ème régiment d’Infanterie auquel est versé Jean a ainsi été anéanti entre le 30 mars et le 16 avril au combat de Malancourt: 80 survivants sur 1800 soldats… Il faut donc du sang neuf…  Il fait ses classes à Nevers avant de rejoindre le front, sans doute dans la Somme. Toujours assez fanfaron, il se vante de son endurance et de ses exploits.  Une manière de répondre aux inquiétudes d’André qui, connaissant la réalité des combats, redoutait pour lui l’épreuve du front et qui avait tenté, en vain,  de lui faire abandonner ses projets militaires. (Mise en ligne, 22 janvier 2017)

J’ai appris par Gigault que vous aviez fait venir votre boîte.

J’ai appris par Gigault que vous aviez fait venir votre boîte.

Les communications s’établissent peu à peu entre André, sur le front d’Artois (secteur 90) et ses amis de l’ambulance du lycée Malherbe de Caen: Pelpel, Gigault, Morel, Sanson, Manchon. Ensemble, ils pratiquaient la peinture et c’est ce sujet qui revient dans l’ensemble des courriers réunis ici.  Ces courtes lettres sont aussi l’occasion de donner des nouvelles des uns et des autres. Mais la guerre n’est jamais loin « même sous le beau ciel de Grèce ».

J’ai suivi ton conseil, je laisse pisser le mérinos…

J’ai suivi ton conseil, je laisse pisser le mérinos…

Jean et André sont cousins. Ils sont très proches. Jean est jusque là réformé (bien qu’il passe régulièrement les conseils de révision, il est trop chétif pour réaliser son rêve: partir au front…). Resté à Saint Germain-en-Lay, il occupe différents postes dans des cabinets d’architectes. Bon caricaturiste, il envoie des lettres illustrée à son  « vieux Pott », lettres où il lui fait part aussi de ses multiples aventures sentimentales…