Jean Jacquelin incorporé

Jean Jacquelin incorporé

Après bien des difficultés, Jean Jacquelin est enfin accepté par le conseil de révision, sans doute moins regardant sur les qualités physiques des candidats après 2 ans de guerre et les saignées de Verdun et de la Somme… Il fait ses classes à Nevers avant de rejoindre le front, sans doute dans la Somme. Toujours assez fanfaron, il se vante de son endurance et de ses exploits.  Une manière de répondre aux inquiétudes d’André qui, connaissant la réalité des combats, redoutait pour lui l’épreuve du front et qui avait tenté, en vain,  de lui faire abandonner ses projets militaires. (Mise en ligne, 22 janvier 2017)

J’ai appris par Gigault que vous aviez fait venir votre boîte.

J’ai appris par Gigault que vous aviez fait venir votre boîte.

Les communications s’établissent peu à peu entre André, sur le front d’Artois (secteur 90) et ses amis de l’ambulance du lycée Malherbe de Caen: Pelpel, Gigault, Morel, Sanson, Manchon. Ensemble, ils pratiquaient la peinture et c’est ce sujet qui revient dans l’ensemble des courriers réunis ici.  Ces courtes lettres sont aussi l’occasion de donner des nouvelles des uns et des autres. Mais la guerre n’est jamais loin « même sous le beau ciel de Grèce ».

J’ai suivi ton conseil, je laisse pisser le mérinos…

J’ai suivi ton conseil, je laisse pisser le mérinos…

Jean et André sont cousins. Ils sont très proches. Jean est jusque là réformé (bien qu’il passe régulièrement les conseils de révision, il est trop chétif pour réaliser son rêve: partir au front…). Resté à Saint Germain-en-Lay, il occupe différents postes dans des cabinets d’architectes. Bon caricaturiste, il envoie des lettres illustrée à son  « vieux Pott », lettres où il lui fait part aussi de ses multiples aventures sentimentales…