Un air de printemps

Un air de printemps

Par un étrange détour la lettre de félicitations de Félix Carré de Malberg à Elisabeth, nous parvient via un courrier du 27 février 1918 d’André Jacquelin à sa mère: La lettre a fait plusieurs allers retours entre Belfort, Paris, le Front et saint Germain-en-Lay…
Un air de printemps souffle, Elisabeth se souvient de Caen, de ses premiers échanges avec André en 1914.
Moins romantique, Raymond Carré de Malberg, en bon juriste et bon gestionnaire de la fortune familiale, s’est déjà inquiété de la rédaction du contrat de mariage de sa fille. Il a contacté  son ami Merklen, notaire à Toul. Celui-ci lui répond longuement. (Publié le 12 octobre 2018)

Où est enterré François?

Où est enterré François?

La plupart des officiers du bataillon que connaissait Félix Carré de Malberg et qui ont quitté les Vosges pour venir se battre dans la Somme ont disparu.  Cependant certains compagnons répondant à la demande du père de François, témoignent de ses derniers instants. La tombe est précisément située. Ses affaires personnelles sont rendues à sa famille. La guerre continue. (Mise en ligne 9 janvier 2016)

Votre fils a été tué ce matin à 10h.

Votre fils a été tué ce matin à 10h.

François est mort le 16 août 1916. Une lettre du commandant Pichot Duclos averti la famille le 25 août. Au fil des courriers, l’onde de choc de la nouvelle se propage, les circonstances de sa mort se précisent. Le discours officiel bien rodé chante  la gloire du héros. Le contraste est terrible avec la sincérité de la détresse d’Elisabeth. (Mise en ligne le 6 janvier 2016)

La Somme: Juillet-Août 1916. François dans la bataille.

La Somme: Juillet-Août 1916. François dans la bataille.

Si André profite d’un repos bien mérité après Verdun, le bataillon de François est engagé sur un autre terrain tout aussi terrible: la Somme. Cette bataille  fut l’une des  plus meurtrières de l’histoire, avec parmi les belligérants 1 060 000 victimes, dont environ 442 000 morts ou disparus en quatre mois et demi (entre le 1er juillet et le 18 novembre 1916…). Comme l’écrivait François, c’était tout simplement infernal et, en première ligne, sans grand espoir d’y survivre. (Mise en ligne le 2 Janvier 2016)