Un répit, Juillet 16

Un répit, Juillet 16

Elisabeth carré de Malberg est en vacances comme tous les ans dans les Alpes à Saint Gervais. Cela fait 15 mois qu’ elle est séparée d’André Jacquelin. Ils jouent de malchance, et ne peuvent arriver à se voir pendant ses trop rares permissions  (une tous les six mois…). Mais elle est soulagée, il a quitté Verdun, il est  au repos, dans les environs de Reims.
Comme au plus fort de la bataille, le ton des lettres d’André reste très différent
selon qu’il s’adresse à  Caroline Jacquelin ou à  Elisabeth Carré de Malberg. Si une atmosphère de conte berce le récit qu’il fait à sa mère de sa visite à l’Abbaye d’Igny,  le printemps et les coquelicots ne peuvent lui faire oublier, dans sa lettre de fin juillet à sa fiancée, les dizaines de milliers de morts qui l’entourent. (Mise en ligne le 1er Janvier 2016)

Mentir à sa mère

Mentir à sa mère

André Jacquelin tente de cacher à sa mère les horreurs de la guerre. Dans ses lettres écrites depuis Verdun, il évite soigneusement de lui parler des épreuves qu’il traverse. Le contraste est saisissant entre ses réflexions sur le romantisme (par exemple)  et la citation à l’ordre de l’armée qui signale son courage de jeune interne. Il met en pratique ce qu’il croit être son devoir: Dans la bataille, la seule place possible et utile  pour un médecin c’est d’être en première ligne. (Mise en ligne le 26 décembre 2015)

Bonne année 1916…

Bonne année 1916…

Que peut-on se souhaiter après plus d’un an de guerre? « Que peut-on espérer de l’année qui va commencer, alors que celle qui s’achève a été si mauvaise ? »  Pas grand chose d’autre si ce n’est de survivre. A mots couverts (on ne sait jamais ce que pense les autres) on ose évoquer son dégoût  pour « le militarisme ». (Mise en ligne 4 juin 2015)

Caroline et André

Caroline et André

André Jacquelin est le fils unique de  Caroline Jacquelin. Lucien et Henri sont ses deux demi-frères nés d’un premier mariage de son père Alfred Jacquelin (1850- 1913).  Il est très lié à Jean son cousin. André entretient avec sa mère une relation fusionnelle et pendant toute la guerre, il va échanger avec elle une abondante correspondance, lui renvoyant même les lettres qu’il reçoit (comme ici les lettres d’Henri Ernst). Il lui fait rapidement part de son attachement pour Elisabeth Carré de Malberg et de ses hésitations…