Installation à paris

Installation à paris

Septembre 1918, André est affecté au Gouvernement militaire de Paris, et paradoxalement pour cela il a dû se rendre à Rouen. En attendant d’y être reçu, il écrit à sa mère. Dans cette lettre, il porte un terrible jugement, bien dans le goût de l’époque, sur la valeurs des troupes alliées. Pour mémoire, les pertes britanniques se sont élevées à 735000 hommes pendant le conflit et les écossais n’étaient-il pas surnommés par les allemands les « ladies from hell »?
L’état nauséeux d’Elisabeth ne laisse plus de doute sur son état: elle est enceinte. Le jeune couple s’installe provisoirement Avenue Hoche chez les parents d’Elisabeth restés à Saint Gervais. Raymond écrit à André, une lettre dans son style inimitable où se mêlent à des considérations matérielles et financières, des remarques très personnelles sur son caractère et son affection naissante pour son gendre. (Publié le 12 novembre 1918)

Bernard à l’épreuve des Roches

Bernard à l’épreuve des Roches

Contrairement à ce qui était prévu Bernard ne rentre pas au collège Stanislas mais part comme pensionnaire aux Roches en Normandie, une école pour les enfants de la bonne société, aux méthodes pédagogiques d’avant garde pour l’époque (on se souvient que Georges Chenest y a fait ses études). Marguerite a organisé l’admission de Bernard. Raymond est sceptique,  Elisabeth tente de le convaincre de ce choix.

Le principal intéressé, lui, a du mal à s’acclimater à la vie de groupe, à supporter l’humidité normande et doit apprendre à gérer les questions matérielles. Il multiplie les demandes à sa famille. Mais cela ne l’empêche pas de disserter, avec un bel aplomb pour un jeune homme de 15 ans, sur la situation géopolitique du moment. (Publié le 26 septembre 2018)

Mai, le voyage en Bretagne

Mai, le voyage en Bretagne

Le 17 avril 1917, le 63ème Régiment d’Infanterie, le régiment d’André est relevé et quitte le front d’Alsace, il reste ensuite un mois près de Belfort, plus au calme…

L’organisation du voyage d’Elisabeth Carré de Malberg  à Lanloup près de Paimpol occupe une partie du mois d’Avril 1917. Elisabeth va y rejoindre Gaud Ropartz, la fille du compositeur Guy Ropartz. Marie Carré de Malberg doit chaperonner ces jeunes filles…  Elle accompagne bien volontiers sa nièce et son amie, trop heureuse de quitter Vesoul, un des points de repli de la famille,  à l’abri des bombardements allemands toujours possibles à Nancy ou  à Belfort. Marie Carré de Malberg bonne chanteuse lyrique, est très liée avec Guy Ropartz… (Publié le 28 janvier 2018)