Lettres d’un fils à sa mère

Lettres d’un fils à sa mère

Lettre d’un fils à sa mère. On sait qu’André Jacquelin s’emploie à minimiser pour sa chère mère les dangers qu’il court au front. Il parle de la pluie et du beau temps, raconte ses promenades avec son chien, laisse sa pensée vagabonder et  dans sa lettre du 27 mars pèse le pour et le contre: Doit-il épouser Elisabeth Carré de Malberg?

Février 1917, le froid…

Février 1917, le froid…

Nous plaçons ici une carte non datée d’un Turcos, Rabah Chabounies. Nous retrouvons aussi Jean Jacquelin, le cousin d’André, mobilisé depuis 1916. A la haine manifesté par l’un répond la déprime de l’autre. Une manière de faire contrepoint aux préoccupations sentimentales d’Elisabeth, à ses considérations sur l’aristocratie de l’intelligence (ou du sang) et aux routines de la vie de l’arrière. (Publié le 9 janvier 2018)

André reste silencieux…

André reste silencieux…

Ce mois de janvier 1917 voit  la  correspondance entre Elisabeth et André devenir quasi à sens unique.  Les lettre d’André se font rares… le 63ème régiment est depuis novembre à Biaches devant Peronne. Le 21 janvier le régiment est déplacé en Champagne. C’est la guerre d’usure, les deux artilleries sont toujours plus ou moins actives, causant de nombreux « accidents »… (publié le 8 janvier 2018)

La crise sentimentale

La crise sentimentale

La correspondance qui nous reste entre Elisabeth et André est dans cette période à sens unique. La lettre de rupture d’André a sans doute été détruite par ce dernier (comme il a aussi caviardé un certain nombre de lettres quand il les a relues après la guerre). Elisabeth s’inquiète à juste titre de son silence après ses vœux, puis tente de réagir.

Bonne année 1917

Bonne année 1917

André Jacquelin et Elisabeth Carré de Malberg  se sont vus à Paris.  Il lui envoie ses voeux de bonne année, espérant que 1917 verra la fin de la guerre. Après les éprouvantes semaines à Verdun, son régiment est maintenant, les pieds dans la boue, dans la Somme, un secteur plus calme. Sa lettre devient lyrique quand il décrit le ciel où l’on voudrait « presque s’anéantir ». Cette touche pessimiste trouve un écho dans la lettre d’Elisabeth et ses doutes sur l’avenir de leur couple.

1916, Récit d’une Année

1916, Récit d’une Année

Longtemps après la fin de la guerre, André Jacquelin a raconté dans un texte inédit sa vie et sa relation avec Elisabeth Carré de Malberg. On possède deux versions de ce manuscrit. Il nous parait judicieux ici d’en donner un extrait, quittant pour une fois l’ordre strictement chronologique des courriers, pour prendre le recul du temps. André y raconte ce qu’il ne disait pas, ce qu’il ne pouvait pas dire dans ses lettres à sa future fiancée et à fortiori dans celles envoyées à sa mère Caroline Jacquelin…

Jean Jacquelin incorporé

Jean Jacquelin incorporé

Après bien des difficultés, Jean Jacquelin est enfin accepté par le conseil de révision, sans doute moins regardant sur les qualités physiques des candidats après 2 ans de guerre et les saignées de Verdun et de la Somme… Le 69ème régiment d’Infanterie auquel est versé Jean a ainsi été anéanti entre le 30 mars et le 16 avril au combat de Malancourt: 80 survivants sur 1800 soldats… Il faut donc du sang neuf…  Il fait ses classes à Nevers avant de rejoindre le front, sans doute dans la Somme. Toujours assez fanfaron, il se vante de son endurance et de ses exploits.  Une manière de répondre aux inquiétudes d’André qui, connaissant la réalité des combats, redoutait pour lui l’épreuve du front et qui avait tenté, en vain,  de lui faire abandonner ses projets militaires. (Mise en ligne, 22 janvier 2017)

Un répit, Juillet 16

Un répit, Juillet 16

Elisabeth carré de Malberg est en vacances comme tous les ans dans les Alpes à Saint Gervais. Cela fait 15 mois qu’ elle est séparée d’André Jacquelin. Ils jouent de malchance, et ne peuvent arriver à se voir pendant ses trop rares permissions  (une tous les six mois…). Mais elle est soulagée, il a quitté Verdun, il est  au repos, dans les environs de Reims.
Comme au plus fort de la bataille, le ton des lettres d’André reste très différent
selon qu’il s’adresse à  Caroline Jacquelin ou à  Elisabeth Carré de Malberg. Si une atmosphère de conte berce le récit qu’il fait à sa mère de sa visite à l’Abbaye d’Igny,  le printemps et les coquelicots ne peuvent lui faire oublier, dans sa lettre de fin juillet à sa fiancée, les dizaines de milliers de morts qui l’entourent. (Mise en ligne le 1er Janvier 2016)

Mentir à sa mère

Mentir à sa mère

André Jacquelin tente de cacher à sa mère les horreurs de la guerre. Dans ses lettres écrites depuis Verdun, il évite soigneusement de lui parler des épreuves qu’il traverse. Le contraste est saisissant entre ses réflexions sur le romantisme (par exemple)  et la citation à l’ordre de l’armée qui signale son courage de jeune interne. Il met en pratique ce qu’il croit être son devoir: Dans la bataille, la seule place possible et utile  pour un médecin c’est d’être en première ligne. (Mise en ligne le 26 décembre 2015)