La Kaiserschlacht

La Kaiserschlacht

Le 27 mai, l’offensive allemande, commencée en mars dans le nord, se poursuit près de l’Aisne, à partir du Chemin des Dames, où, l’année précédente, les Français avaient échoué dans une attaque meurtrière (l’offensive Nivelle). La préparation d’artillerie commence par des tirs d’obus à gaz, puis devient mixte, mais avec plus de cinquante pour cent d’obus toxiques.
C’est dans ce contexte qu’André envoie des pétales de roses à sa mère le 28, et écrit à Elisabeth une brève carte le 29, lui annonçant (à mots couverts) sa montée en ligne. Puis ses courriers sont très courts et mal écrits; ils se veulent rassurants pour Caroline mais sont plus explicites pour Elisabeth… Ces lettres sonnent souvent comme autant d’adieu. (Publié le 5 novembre 2018)

Avril, Reims brûle

Avril, Reims brûle

L’attaque allemande au nord de Reims provoque la suspension de toutes les permissions.  La déception pour André est grande de ne pas pouvoir passer son examen et surtout de perdre l’occasion venir à Paris voir sa mère et Elisabeth. Sur les instructions d’André (…ou de sa mère), tous les jeudi, un fleuriste  livre un bouquet à sa fiancée. Elle se montre très touchée de cette petite folie, mais hésite encore, curieusement, dans ses lettres  entre tutoiement et vouvoiement.

Des nouvelles des Wenger

Des nouvelles des Wenger

La nouvelle des fiançailles se propage dans la famille d’Elisabeth. On se souvient que ses cousins,  Paul Louis et Jean, alsaciens,  déserteurs de l’armée allemande se sont engagés dans l’armée française: Paul-Louis  sous le mystérieux nom de Robert Fabars (Bob pour les intimes), et Jean sous le nom de Valentin, le nom de jeune fille de sa mère. De son côté Le notaire Merklen avance sur la question du contrat de mariage. Et Elisabeth écrit toujours quasi quotidiennement à André. (Publié le 2 novembre 2018)

Mars 18 Alertes sur Paris

Mars 18 Alertes sur Paris

Alertes sur Paris! Raymond Carré de Malberg n’a pas le moral. L’armistice germano-russe du 15 décembre 2017, puis le traité de Brest-Litovsk du 3 mars 1918, qui met fin aux combats à l’est, permettent à l’armée allemande concentrer ses troupes sur le front ouest. Et en effet, la grande offensive commence début Mars. Elisabeth s’inquiète pour son fiancé qui continue de tenter de cacher, à sa mère, la réalité de sa situation au front.

Le 7 mars, Elisabeth fait le voyage à Saint Germain, seule. Elle est présentée par Caroline à la famille Jacquelin. (publié le 31 octobre 2018)

Un air de printemps

Un air de printemps

Par un étrange détour la lettre de félicitations de Félix Carré de Malberg à Elisabeth, nous parvient via un courrier du 27 février 1918 d’André Jacquelin à sa mère: La lettre a fait plusieurs allers retours entre Belfort, Paris, le Front et saint Germain-en-Lay…
Un air de printemps souffle, Elisabeth se souvient de Caen, de ses premiers échanges avec André en 1914.
Moins romantique, Raymond Carré de Malberg, en bon juriste et bon gestionnaire de la fortune familiale, s’est déjà inquiété de la rédaction du contrat de mariage de sa fille. Il a contacté  son ami Merklen, notaire à Toul. Celui-ci lui répond longuement. (Publié le 12 octobre 2018)

Janvier 1918, engelures et déménagement

Janvier 1918, engelures et déménagement

La famille Carré de Malberg décide de quitter la maison du Rond point Lepois à Nancy, trop près du front et des bombardements. Elisabeth participe à la recherche d’un nouvel appartement à Paris, et peste sur les difficultés à organiser le déménagement des meubles. Elle rend visite au Professeur Sebileau qui n’est pas insensible à son charme et comme elle trouve l’appartement du médecin très joli… André, semble-t-il,  tousse un peu à cette nouvelle.

Il fait froid. Les engelures n’épargnent personne sur le front, et à Paris. Louis Valentin est lui aussi au frais à Wesserling en Alsace. Il recommande une recette infaillible pour guérir en deux jours les extrémités touchées. (Publié le 8 octobre 2018)

Et cette année que nous donnera-t-elle ?

Et cette année que nous donnera-t-elle ?

Elisabeth et André se revoient. Cela faisait deux mois qu’ils s’étaient quittés… La permission d’André lui a été accordée pour passer sa 13ème inscription à la Faculté de médecine. De retour au front, il fête son succès.

L’année 1917 se termine par les vœux d’Elisabeth pour 1918  en forme d’interrogation: « Et cette année que nos donnera-t-elle ? Ah ! Si seulement c’était la réalisation de notre bonheur, mon Chéri aimé ; pour vous, pour moi c’est tout ce que je lui demande… Et puis la fin de la guerre ! » (Publié le 7 octobre 2018)