Un air de printemps

Un air de printemps

Par un étrange détour la lettre de félicitations de Félix Carré de Malberg à Elisabeth, nous parvient via un courrier du 27 février 1918 d’André Jacquelin à sa mère: La lettre a fait plusieurs allers retours entre Belfort, Paris, le Front et saint Germain-en-Lay…
Un air de printemps souffle, Elisabeth se souvient de Caen, de ses premiers échanges avec André en 1914.
Moins romantique, Raymond Carré de Malberg, en bon juriste et bon gestionnaire de la fortune familiale, s’est déjà inquiété de la rédaction du contrat de mariage de sa fille. Il a contacté  son ami Merklen, notaire à Toul. Celui-ci lui répond longuement. (Publié le 12 octobre 2018)

Janvier 1918, engelures et déménagement

Janvier 1918, engelures et déménagement

La famille Carré de Malberg décide de quitter la maison du Rond point Lepois à Nancy, trop près du front et des bombardements. Elisabeth participe à la recherche d’un nouvel appartement à Paris, et peste sur les difficultés à organiser le déménagement des meubles. Elle rend visite au Professeur Sebileau qui n’est pas insensible à son charme et comme elle trouve l’appartement du médecin très joli… André, semble-t-il,  tousse un peu à cette nouvelle.

Il fait froid. Les engelures n’épargnent personne sur le front, et à Paris. Louis Valentin est lui aussi au frais à Wesserling en Alsace. Il recommande une recette infaillible pour guérir en deux jours les extrémités touchées. (Publié le 8 octobre 2018)

Et cette année que nous donnera-t-elle ?

Et cette année que nous donnera-t-elle ?

Elisabeth et André se revoient. Cela faisait deux mois qu’ils s’étaient quittés… La permission d’André lui a été accordée pour passer sa 13ème inscription à la Faculté de médecine. De retour au front, il fête son succès.

L’année 1917 se termine par les vœux d’Elisabeth pour 1918  en forme d’interrogation: « Et cette année que nos donnera-t-elle ? Ah ! Si seulement c’était la réalisation de notre bonheur, mon Chéri aimé ; pour vous, pour moi c’est tout ce que je lui demande… Et puis la fin de la guerre ! » (Publié le 7 octobre 2018)

Maurice Jacques alias Chatton…

Maurice Jacques alias Chatton…

Maurice Jacques, militaire de carrière, est le mari de Gabrielle Carré de Malberg la tante d’Elisabeth. Ils habitent Vesoul avec leurs trois filles (Geneviève (dite Vevette), Raymonde (dite Monda) et Jacqueline (dite Linette). Au début de la guerre, il a 53 ans  il occupe une fonction peu prestigieuse, il est colonel des services spéciaux de la 7ème région, ce qui lui vaut une certaine condescendance de la part de la famille Carré de Malberg. Depuis le courrier du 25 mars 1916, ses lettres se sont semble-t-il perdues. La mort de Monsieur Valentin lui donne l’occasion d’adresser ses condoléances à Raymond et à Marguerite; il raconte dans cette longue missive du 12 décembre 1917,  son expérience de la guerre tout en montrant l’importance de sa mission et son utilité sur le front. Il signe mystérieusement ses lettres « Chatton ». (Publié le 6 octobre 2018)

La mort du grand-père Valentin.

La mort du grand-père Valentin.

André est au calme bien que « remonté sur secteur ». Il a fait installé des agrès pour « entretenir son système musculaire » et se consacre à ses études.
La santé de Louis Valentin, le grand-père d’Elisabeth, le père de Marguerite Carré de Malberg donne des inquiétudes. Il meurt chez lui paisiblement le 22 novembre 1917 à l’âge de 80 ans. (Publié le 5 octobre 2018)

Novembre 1917: Un Junkers est abattu au dessus de Bétheny

Novembre 1917: Un Junkers est abattu au dessus de Bétheny

Conservées dans les papiers d’André Jacquelin, une photo macabre et une épaulette roussie par le feu. Après une brève enquête largement facilitée par internet, on apprend qu’il y a de fortes chances que ces aviateurs aient été abattus le 21 novembre 1917 par des mitrailleurs du régiment d’André. Ce qui est cohérent avec la légende au dos de la photographie : « Deux aviateurs allemands carbonisés. Avion abattu à coup de fusil devant Bétheny. Hiver 17-18 ». Ces documents confrontés à la carte postale  qu’il conservait aussi  montrant les combats autour de l’épave de l’avion du médecin et sénateur Reymond montrent bien l’écart entre la réalité de la guerre et la propagande de l’époque. (Publié le 4 octobre 2018)

Visites et Zeppelins

Visites et Zeppelins

Ils se voient enfin: Elisabeth et André se rencontrent  le 10 octobre; et le 24 octobre Elisabeth et Raymond rendent visite à Caroline à Saint Germain, les choses semblent avancer un peu. André reçoit les échos de cette rencontre par sa mère, d’abord, puis par Elisabeth.

D’autres échos arrivent: ceux des réfugiés qui arrivent à Evian, mais aussi ceux de la  Révolution d’Octobre. On ne comprend pas encore vraiment la portée de cette évènement mais on s’inquiète, si les Russes « ne marchent plus », de l’affaiblissement stratégique des alliés. (Publié le 30 septembre 2018)

Faut-il vraiment croire que vous ne pourrez pas venir à St Gervais?

Faut-il vraiment croire que vous ne pourrez pas venir à St Gervais?

Depuis qu’Elisabeth sait qu’André ne viendra pas à Saint Gervais, ses vacances n’ont plus le même attrait. Elisabeth rentre à Paris fin septembre, assez découragée. Il lui semble que son père n’est pas pressé de la voir se marier avec André… Raymond devant sa tristesse s’en défend. (Publié le 25 septembre 2018)