Le plébiscite est fait !

Le plébiscite est fait !

Le 22 novembre les troupes françaises entrent dans Strasbourg et mettent fin à une période troublée: le drapeau rouge a flotté sur la cathédrale.
Avant même l’armistice, des troubles se sont  produits dans les principales villes d’Alsace. Des conseils d’ouvriers et de soldats (Soldaten und Arbeiterräte) d’inspiration marxiste se se sont formés à Mulhouse le 9 novembre, puis à Strasbourg, Colmar et ensuite Metz à partir du 10, sur le modèle de la Révolution allemande. proclame . Le socialiste Jacques Peirotes, élu maire de Strasbourg, à la tête du « soviet de Strasbourg » proclament devant la statue du général Kléber une « République d’Alsace-Lorraine » (Republik Elsaß-Lothringen en allemand).

Pour André la guerre s’achève… Il s’échappe en douce pour passer une nuit avec Elisabeth. On commence à parler vraiment du futur:  Noël en famille, la démobilisation, l’installation… (Publié le 22 novembre 2018…)

Ch. Lépeule, appariteur à l’université de Nancy.

Ch. Lépeule, appariteur à l’université de Nancy.

Un peu comme Eugénie Gürling  ou Dorvain, CH. Lépeule, appariteur à l’université de Nancy, est pour nous un correspondant sans lien direct avec la famille. Tout au long de la guerre il  écrit à Raymond Carré de Malberg en l’informant des dégâts causés par les bombardements sur Nancy et en surveillant l’état de la maison du Rond Point Lepois. La précision de ses rapports lui cause, parfois, quelques ennuis avec la police militaire peu dupe de son code plein d’humour. Nous reproduisons ici quelques uns de ses courriers.
Une manière de retraverser la guerre, depuis l’euphorie des débuts, jusqu’à l’armistice de 1918.(Publié le 16 novembre 2018)

C’est fini et si bien fini !

C’est fini et si bien fini !

l’Armistice est signée le 11 novembre 1918. André s’étonne déjà que les allemands aient accepté de telles conditions… Tout le monde laisse éclater sa joie même si elle est toujours tintée de tristesse, comme si en ce jour de fête, les morts étaient encore plus absents. On pense à François Carré de Malberg, à Jean Jacquelin, et à bien d’autres.

Célestine la femme de Chambre de Marie Carré de Malberg lui envoie une lettre écrite en gothique (une des rares lettres en allemand dans cette correspondance). On peut y voir le signe d’une schizophrénie bien alsacienne: le jour où s’annonce le retour de l’Alsace à la France… Mais le courrier de Maurice Jacques du 17 novembre et le carnet de Marguerite Carré de Malberg laissent déjà apparaître les premières difficultés et les premières incompréhensions:  ce retour de l’Alsace à la France ne sera pas si facile. (Publié le 15 novembre 1918).