L’art de la roulante

L’art de la roulante

Les forges d’Audincourt sont mobilisées pour produire les fournitures de guerre, en particulier les obus de 220 mm en acier forgé et les cuisines roulantes à deux marmites. La Compagnie livre également à l’armée française des tôles pour divers usages comme pour la fabrication de casques ou pour des articles de campements. Son directeur, M. Raymond Joessel, oncle de François Carré de Malberg, lui écrit une longue lettre, autour de la question fondamentale des roulantes. Ce courrier commence  par un pastiche de La Fontaine et se poursuit avec des remarques parfois pleines d’humour… Il est heureux  que  ce « modeste appareil nourricier »  constitue un lien entre sa famille et François, et il lui sait gré de l’amener parfois à diriger une pensée, même rapide, vers eux.

Fin d’été à Saint Gervais et sur le front d’Artois

Fin d’été à Saint Gervais et sur le front d’Artois

André Jacquelin envoie ce qu’il appelle « des feuilles de routes ». Il y raconte la vie dans les tranchées. La crudité en est souvent surprenante comparée à la pudeur dont il doit faire preuve lorsqu’il évoque ses sentiments pour Elisabeth Carré de Malberg. Ensemble, ils voudraient espérer que la prochaine bataille sera enfin, la dernière…