Chronique d’une fin d’hiver sur le front Alsacien 2

Chronique d’une fin d’hiver sur le front Alsacien 2

La conversation des absents (la correspondance épistolaire pour les anciens) prend tout son sens: « Cela m’a remonté de penser qu’une âme charitable m’avait assez de sympathie, pour la témoigner par ce papelard strié de violet, au milieu d’une grande forêt de hêtre agitée par le vent froid de la nuit et à 2 pas de la mort qui pouvait me frapper, sous les espèces d’un petit morceau de métal bourdonnant. Et à ce propos je fais une curieuse remarque, qui certes t’encouragera à m’écrire souvent ; tes lettres me parviennent généralement dans un moment de dépression morale plus intense – et tu peux croire que j’en traverse quelques uns ! « 

Ton cousin Bob Fabars

Ton cousin Bob Fabars

23 Mars 1915 Paul Louis Wenger annonce à  Elisabeth qu’elle a désormais un cousin qui s’appelle Robert Fabars. Fini pour lui de lire les courriers des prisonniers allemands de Caen: il part pour le front mais alsacien et déserteur de l’armée allemande il prend ce nom étonnant: Bob Fabars… La vie à Caen s’en trouve bouleversée et le morale de tout le monde chute.