Liquidation ordonnée de la maison Carré de Malberg au Canal Wolxheim

Comme le craignait Marie Carré de Malberg, l’annonce de la liquidation des meubles de la maison de famille en Alsace, est parvenue jusqu’en Bretagne… Raymond désabusé renvoie dos à dos les uns et les autres: « il est dur pour vous d’être placés entre la férocité des Allemands et la nullité des Français ».
Eugénie Gürling, elle,  fait part de ses mésaventures à l’usine d’obus et espère sans doute, en racontant les dangers qu’elle court, convaincre la famille Carré de Malberg de la prendre à leur service. (Publié le 18 février 2018)

Mai, le voyage en Bretagne

Mai, le voyage en Bretagne

Le 17 avril 1917, le 63ème Régiment d’Infanterie, le régiment d’André est relevé et quitte le front d’Alsace, il reste ensuite un mois près de Belfort, plus au calme…

L’organisation du voyage d’Elisabeth Carré de Malberg  à Lanloup près de Paimpol occupe une partie du mois d’Avril 1917. Elisabeth va y rejoindre Gaud Ropartz, la fille du compositeur Guy Ropartz. Marie Carré de Malberg doit chaperonner ces jeunes filles…  Elle accompagne bien volontiers sa nièce et son amie, trop heureuse de quitter Vesoul, un des points de repli de la famille,  à l’abri des bombardements allemands toujours possibles à Nancy ou  à Belfort. Marie Carré de Malberg bonne chanteuse lyrique, est très liée avec Guy Ropartz… (Publié le 28 janvier 2018)

Où Raymond monte au front et où Caroline commente…

Où Raymond monte au front et où Caroline commente…

Devant la dépression de plus en plus marquée de sa fille, Raymond Carré de Malberg prend les choses en mains et décide d’écrire à André, non sans avoir lu toutes les lettres que ce dernier a adressé à Elisabeth depuis le début de l’année 1917… André plus affecté qu’il ne le pensait par sa rupture et encouragé par sa mère Caroline, se range facilement aux arguments de Raymond et renoue avec Elisabeth. Cette échange en dit long sur l’époque, le poids sur les relations amoureuses des différences sociales et des liens filiaux ou familiaux. (Publié le 11 janvier 2018)

Lettres d’un fils à sa mère

Lettres d’un fils à sa mère

Lettre d’un fils à sa mère. On sait qu’André Jacquelin s’emploie à minimiser pour sa chère mère les dangers qu’il court au front. Il parle de la pluie et du beau temps, raconte ses promenades avec son chien, laisse sa penser vagabonder et  dans sa lettre du 27 mars pèse le pour et le contre: Doit-il épouser Elisabeth Carré de Malberg?

Février 1917, le froid…

Février 1917, le froid…

Nous plaçons ici une carte non datée d’un Turcos, Rabah Chabounies. Nous retrouvons aussi Jean Jacquelin, le cousin d’André, mobilisé depuis 1916. A la haine manifesté par l’un répond la déprime de l’autre. Une manière de faire contrepoint aux préoccupations sentimentales d’Elisabeth, à ses considérations sur l’aristocratie de l’intelligence (ou du sang) et aux routines de la vie de l’arrière. (Publié le 9 janvier 2018)

André reste silencieux…

André reste silencieux…

Ce mois de janvier 1917 voit  la  correspondance entre Elisabeth et André devenir quasi à sens unique.  Les lettre d’André se font rares… le 63ème régiment est depuis novembre à Biaches devant Peronne. Le 21 janvier le régiment est déplacé en Champagne. C’est la guerre d’usure, les deux artilleries sont toujours plus ou moins actives, causant de nombreux « accidents »… (publié le 8 janvier 2018)

La crise sentimentale

La crise sentimentale

La correspondance qui nous reste entre Elisabeth et André est dans cette période à sens unique. La lettre de rupture d’André a sans doute été détruite par ce dernier (comme il a aussi caviardé un certain nombre de lettres quand il les a relues après la guerre). Elisabeth s’inquiète à juste titre de son silence après ses vœux, puis tente de réagir.

Bonne année 1917

Bonne année 1917

André Jacquelin et Elisabeth Carré de Malberg  se sont vus à Paris.  Il lui envoie ses voeux de bonne année, espérant que 1917 verra la fin de la guerre. Après les éprouvantes semaines à Verdun, son régiment est maintenant, les pieds dans la boue, dans la Somme, un secteur plus calme. Sa lettre devient lyrique quand il décrit le ciel où l’on voudrait « presque s’anéantir ». Cette touche pessimiste trouve un écho dans la lettre d’Elisabeth et ses doutes sur l’avenir de leur couple.